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Sécurité informatique

MĂȘme dĂ©mantelĂ©, le botnet Qakbot prĂ©pare son come-back

Les créateurs du botnet Qakbot reprennent du service, malgré les opérations de démantÚlement menées cet été.
En aoĂ»t dernier, une action internationale avait mis Ă  mal l’infrastructure du botnet Qakbot. Le FBI avait  identifiĂ© plus de 700 000 ordinateurs dans le monde, dont plus de 200 000 aux États-Unis. En France, 26 000 systĂšmes ont Ă©tĂ© compromis et 6 serveurs sur les 170 Ă  l’origine du bot Ă©taient prĂ©sents. Ces opĂ©rations menĂ©es dans plusieurs pays Ă©taient censĂ©es porter un coup fatal Ă  ce rĂ©seau de PC zombies. Selon les chercheurs de Talos (une entité sĂ©curitĂ© de Cisco), les crĂ©ateurs du botnet demeurent toujours actifs.
Selon leur rapport, ces experts affirment avec « une confiance modĂ©rĂ©e » que les crĂ©ateurs et les opĂ©rateurs de Qakbot travaillent Ă  une campagne Ă  venir. Ils distribueraient cette fois-ci une variante du malware Knight, qui a changĂ© de nom en juillet aprĂšs avoir Ă©tĂ© baptisĂ© Cyclops. Knight est un RaaS (ransomware as a service), distribuĂ© par phishing et pratiquant l’extorsion sur les donnĂ©es exfiltrĂ©es.
La piste d’anciennes attaques resurgit
L’Ă©quipe de Talos a basĂ© son analyse sur l’identification des numĂ©ros de sĂ©rie des lecteurs dans les mĂ©tadonnĂ©es des fichiers LNK (raccourcis Windows) des ordinateurs associĂ©s aux prĂ©cĂ©dentes attaques de Qakbot. MalgrĂ© les tentatives des acteurs de Qakbot de nettoyer les mĂ©tadonnĂ©es des fichiers, les chercheurs ont apparemment pu identifier une machine comme Ă©tant liĂ©e Ă  ces attaques.
« Certains noms de fichiers sont rĂ©digĂ©s en italien, ce qui suggĂšre que les cybercriminels ciblent les utilisateurs de cette rĂ©gion », indique le blog de Talos. « Les fichiers LNK sont distribuĂ©s dans des archives Zip qui contiennent Ă©galement un fichier XLL ». Ces derniers, note les experts, sont une extension de format de fichier liĂ©e Ă  Microsoft Excel, qui apparaĂźt comme des fichiers .xls ordinaires dans une fenĂȘtre de l’explorateur. S’ils sont ouverts, les fichiers XLL installent la backdoor Remcos, un outil d’administration Ă  distance qui fonctionne de concert avec Knight pour accĂ©der aux systĂšmes ciblĂ©s.
Une menace redoutable
Nonobstant, cela signifie que l’action de rĂ©pression par le FBI, qui a mis hors service les serveurs de commande et de contrĂŽle de Qakbot en aoĂ»t, n’a donc probablement pas affectĂ© l’infrastructure de phishing du groupe. Il pourrait ainsi reconstruire simplement ses propres systĂšmes dorsaux pour Qakbot, ce qui entraĂźnerait une rĂ©surgence potentielle.
Depuis sa crĂ©ation en 2008, le malware Qakbot a Ă©tĂ© utilisĂ© dans des attaques par ransomware et autres cybercrimes qui ont causĂ© des centaines de millions de dollars de pertes Ă  des particuliers et Ă  des entreprises aux États-Unis et Ă  l’Ă©tranger. Ces derniĂšres annĂ©es, Qakbot est devenu le botnet de prĂ©dilection de certains gangs de ransomwares les plus tristement cĂ©lĂšbres, parmi lesquels Conti, ProLock, Egregor, REvil, MegaCortex et Black Basta. Les administrateurs de Qakbot auraient reçu environ 58 M$ au total en rançons payĂ©es par les victimes.

Sécurité informatique

Des failles critiques dans TorchServe fragilisent des milliers de modĂšles d’IA

Selon des chercheurs en sĂ©curitĂ© d’Oligo Security, les systĂšmes d’IA des plus grandes entreprises du monde utilisant le paquet open source TorchServe sont Ă  risque. Des mises Ă  jour et solutions alternatives doivent ĂȘtre dĂ©ployĂ©es dĂšs que possible.
Les chercheurs d’Oligo Security ont dĂ©couvert trois problĂšmes de sĂ©curitĂ© critiques dans le paquet open source TorchServe, utilisĂ© pour desservir et mettre Ă  l’Ă©chelle les modĂšles PyTorch en production. AppelĂ©es ShellTorch, ces failles pourraient offrir Ă  un attaquant d’exĂ©cuter des codes arbitraires sur les systĂšmes affectĂ©s. Elles sont capables de lui octroyer le privilĂšge de voir, modifier, voler et supprimer des modĂšles d’intelligence artificielle et des donnĂ©es sensibles sur le serveur TorchServe. « Ces vulnĂ©rabilitĂ©s peuvent entiĂšrement compromettre l’infrastructure d’IA des plus grandes entreprises du monde », explique Oligo Security. « Elles peuvent conduire Ă  une exĂ©cution de code Ă  distance en chaĂźne complĂšte, et exposer des dizaines de milliers de services et d’utilisateurs finaux, y compris certaines des plus grandes entreprises du monde, Ă  l’accĂšs non autorisĂ© et Ă  l’insertion de modĂšles d’IA malveillants, et potentiellement Ă  une prise de contrĂŽle complĂšte du serveur ». Deux des vulnĂ©rabilitĂ©s dĂ©couvertes, rĂ©fĂ©rencĂ©es CVE-2023-43654 et CVE-2023-1471, ont des scores CVSS respectifs de 9,8 et 9,9, tandis que la troisiĂšme n’a pas encore d’entrĂ©e CVE.
Au moment de servir des modĂšles en production, TorchServe provisionne la rĂ©cupĂ©ration des fichiers de configuration pour les modĂšles Ă  partir d’une URL distante en utilisant le flux de travail ou l’API d’enregistrement de modĂšle. Dans l’une des vulnĂ©rabilitĂ©s (CVE-2023-43654), il a Ă©tĂ© dĂ©couvert que la logique de l’API pour une liste autorisĂ©e de domaines accepte tous les domaines comme URL valides, ce qui entraĂźne une contrefaçon de requĂȘte cĂŽtĂ© serveur (Server-Side-Request-Forgery, SSRF). « Cette vulnĂ©rabilitĂ© permet Ă  un attaquant de tĂ©lĂ©charger un modĂšle malveillant qui sera exĂ©cutĂ© par le serveur, entraĂźnant ainsi une exĂ©cution de code arbitraire », a dĂ©clarĂ© Oligo Security.
Les principaux environnements de conteneurs aussi affectés
Un autre problĂšme liĂ© Ă  la faille CVE-2023-1471 fait que TorchServe est exposĂ© Ă  une exĂ©cution de code Ă  distance critique via la vulnĂ©rabilitĂ© de dĂ©sĂ©rialisation SnakeYAML, laquelle rĂ©sulte d’une mauvaise utilisation de la bibliothĂšque open source (Java) SnakeYAML. « Les modĂšles d’IA peuvent inclure un fichier YAML pour dĂ©clarer leur configuration souhaitĂ©e. En tĂ©lĂ©chargeant un modĂšle avec un fichier YAML malveillant, nous avons pu dĂ©clencher une attaque de dĂ©sĂ©rialisation non sĂ©curisĂ©e qui a entraĂźnĂ© l’exĂ©cution de code sur la machine », a indiquĂ© Oligo Security. La troisiĂšme faille (sans rĂ©fĂ©rence CVE Ă  ce jour) est une vulnĂ©rabilitĂ© de mauvaise configuration dans l’API de gestion de TorchServe, responsable de la gestion des modĂšles au moment de l’exĂ©cution. L’interface API est configurĂ©e pour Ă©couter sur le port 0.0.0.0 par dĂ©faut, ce qui la rend accessible aux requĂȘtes externes, privĂ©es et publiques. L’exploitation des trois vulnĂ©rabilitĂ©s combinĂ©es peut permettre l’exĂ©cution de code Ă  distance avec des privilĂšges Ă©levĂ©s, et dĂ©boucher sur une prise de contrĂŽle complĂšte du serveur.
Selon Oligo Security, le conteneur d’apprentissage profond (Deep Learning Container, DLC) d’Amazon et de Google s’est rĂ©vĂ©lĂ© vulnĂ©rable Ă  ShellTorch. Les services managĂ©s d’Amazon et de Google comprennent des contrĂŽles compensatoires qui rĂ©duisent l’exposition. « AWS a connaissance des vulnĂ©rabilitĂ©s CVE-2023-43654 et CVE-2022-1471 prĂ©sentes dans les versions 0.3.0 Ă  0.8.1 de PyTorch TorchServe, qui utilisent une version de la bibliothĂšque open source SnakeYAML v1.31 », a dĂ©clarĂ© Amazon dans un avis du 2 octobre Ă  propos des vulnĂ©rabilitĂ©s. « La version 0.8.2 de TorchServe rĂ©sout ces problĂšmes. AWS recommande aux clients qui utilisent le conteneur PyTorch inference Deep Learning Containers (DLC) 1.13.1, 2.0.0, ou 2.0.1 dans EC2, EKS, ou ECS publiĂ© avant le 11 septembre 2023, de mettre Ă  jour vers la version 0.8.2 de TorchServe ». Amazon a prĂ©cisĂ© que les clients utilisant les Deep Learning Containers (DLC) d’infĂ©rence PyTorch via SageMaker ne sont pas concernĂ©s. Meta, co-mainteneur avec Amazon de la bibliothĂšque open source TorchServe, a rapidement corrigĂ© l’API de gestion par dĂ©faut pour attĂ©nuer la troisiĂšme vulnĂ©rabilitĂ©. Oligo Security a dĂ©clarĂ© avoir travaillĂ© avec les mainteneurs de PyTorch pour la divulgation responsable de ces failles.

Sécurité informatique

Kyndryl s’allie aussi Ă  Palo Alto Networks dans le SD-WAN et le SASE

Pour étoffer ses propositions sécurité et réseau, Kyndril se rapproche de Palo Alto pour le SD-WAN et le SASE. Le GSI avaient déjà complété son portefeuille de services de sécurité managés en signant récemment des accords avec Cisco, Fortinet, Microsoft et Nokia.
En signant un partenariat avec Palo Alto Networks pour la cybersĂ©curitĂ©, le SD-WAN et les services d’accĂšs sĂ©curisĂ© Ă  la pĂ©riphĂ©rie (Secure Access Service Edge, SASE), Kyndryl continue d’Ă©toffer son portefeuille de produits en sĂ©curitĂ© rĂ©seau. Dans le cadre de cet accord, Kyndryl intĂ©grera les produits et services de sĂ©curitĂ© de Palo Alto dans ses propres services de sĂ©curitĂ© managĂ©s, lesquels comprennent la surveillance de la sĂ©curitĂ©, la rĂ©ponse aux incidents et la veille intelligente sur les menaces. L’Ă©quipementier propose une gamme importante d’offres de sĂ©curitĂ©, notamment une famille de pare-feu de nouvelle gĂ©nĂ©ration (Next-Generation Firewall, NGFW), la plateforme de sĂ©curitĂ© Prisma Cloud pour les applications et les charges de travail basĂ©es sur le cloud, la sĂ©curitĂ© des points d’extrĂ©mitĂ© et le support des processus automatisĂ©s pour les opĂ©rations de sĂ©curitĂ©. Kyndryl offrira un accĂšs au SD-WAN Prisma de Palo Alto pour aider les entreprises Ă  sĂ©curiser et Ă  connecter les succursales, les centres de donnĂ©es et les grands sites de campus. L’alliance comprend Ă©galement la prise en charge de Prisma SASE de Palo Alto, qui combine le SD-WAN avec des capacitĂ©s de sĂ©curitĂ© basĂ©es sur le cloud, notamment le contrĂŽle d’accĂšs sĂ©curisĂ©, la protection avancĂ©e contre les menaces, la surveillance du comportement des utilisateurs et l’accĂšs rĂ©seau Zero Trust (Zero-Trust Network Access, ZTNA). Une passerelle web sĂ©curisĂ©e (Secure Web Gateway, SWG), un courtier en sĂ©curitĂ© d’accĂšs au cloud (Cloud-Access Security Broker, CASB) et un pare-feu en tant que service (Firewall-as-a-Service, FWaaS) font partie de l’offre Prisma SASE.
« L’offre SD-WAN de Kyndryl, optimisĂ©e par Prisma SD-WAN, permettra aux clients de transformer et de moderniser leurs rĂ©seaux, et de rĂ©pondre aux demandes croissantes de bande passante liĂ©es Ă  la prolifĂ©ration des appareils et du trafic cloud », a dĂ©clarĂ© Stephen Leonard, vice-prĂ©sident senior des alliances stratĂ©giques mondiales chez Kyndryl, dans un communiquĂ©. « Cette nouvelle approche de la connectivitĂ© rĂ©seau permettra de gĂ©rer les rĂ©seaux Ă  partir d’un seul panneau de contrĂŽle et simplifiera le dĂ©ploiement des succursales et des services edge », a-t-il ajoutĂ©. « GrĂące Ă  ses services de consulting, Kyndryl pourra aussi aider les entreprises Ă  passer Ă  un rĂ©seau flexible et Ă©volutif et Ă  incorporer de nouvelles approches de sĂ©curitĂ©, comme le SASE », a encore dĂ©clarĂ© M. Leonard. Kyndryl Consulting propose des services de conseil pour les rĂ©seaux – entiĂšrement managĂ©s – et des services SDN pour aider les entreprises Ă  construire des rĂ©seaux programmables qui incluent des technologies SD-WAN, de centres de donnĂ©es, de succursales et de rĂ©seaux LAN.
En fĂ©vrier, Kyndryl, Palo Alto et Nokia avaient inaugurĂ© un laboratoire pour dĂ©velopper conjointement des services de connectivitĂ© sans fil privĂ©s LTE et 5G. Les trois fournisseurs avaient dĂ©clarĂ© que la possibilitĂ© d’Ă©laborer des modĂšles de sĂ©curitĂ© Ă  facteurs multiples et Ă  confiance zĂ©ro pour le dĂ©veloppement de services sans fil privĂ©s Ă©tait l’une des raisons qui avait motivĂ© la crĂ©ation de ce laboratoire. Ces derniers mois, Kyndryl a Ă©largi ou nouĂ© des relations avec plusieurs entreprises de l’industrie des rĂ©seaux, dont Cisco et Fortinet. En aoĂ»t, Cisco et Kyndryl ont Ă©tendu leur partenariat afin d’offrir des services pouvant aider les entreprises clientes Ă  mieux dĂ©tecter les cybermenaces et Ă  mieux y rĂ©pondre. Dans le cadre de cet accord, Kyndryl intĂ©grera sa propre offre de cyberrĂ©silience Ă  la plateforme Security Cloud de Cisco, laquelle comprend des composants de sĂ©curitĂ© comme le contrĂŽle d’accĂšs Duo, des fonctions Ă©tendues de dĂ©tection et de rĂ©ponse, et l’offre Multicloud Defense, qui orchestre la sĂ©curitĂ© et la politique Ă  travers les clouds privĂ©s et publics.
La premiĂšre alliance entre Cisco et Kyndryl, conclue en 2022, avait pour objectif d’aider les entreprises clientes Ă  mettre en Ɠuvre diverses technologies de connectivitĂ©, y compris le rĂ©seau dĂ©fini par logiciel (SDN), le WAN et la 5G privĂ©e. En mai dernier, Kyndryl a aussi dĂ©ployĂ© une offre SASE managĂ©e basĂ©e sur la plateforme FortiSASE de Fortinet, qui comprend du SD-WAN, du SWG, du FWaaS, du CASB et du ZTNA, le tout fonctionnant au-dessus du systĂšme d’exploitation FortiOS de Fortinet. Sur le front de l’IA, Kyndryl a dĂ©clarĂ© en aoĂ»t qu’elle exploiterait la technologie d’IA gĂ©nĂ©rative de niveau entreprise de Microsoft pour dĂ©velopper des applications professionnelles avec Microsoft Cloud. Les deux entreprises ont promis de concevoir, dĂ©velopper et mettre en Ɠuvre rapidement de nouvelles applications et de nouveaux services d’IA gĂ©nĂ©rative pour les entreprises clientes.

Sécurité informatique

Ransomware : les activités du groupe ShadowSyndicate décortiquées

Les chercheurs de Group-IB ont travaillĂ© sur un groupe nommĂ© ShadowSyndicate particuliĂšrement actif. Il s’agirait d’un affiliĂ© indĂ©pendant impliquĂ© dans des opĂ©ration de RaaS (ransomware as a service).
Au cours des deux derniĂšres annĂ©es, un groupe de cybercriminels non documentĂ©, a mis en place plus de 80 serveurs de commande et contrĂŽle (C2). Des chercheurs de Group-IB se sont penchĂ©s dessus et l’ont baptisĂ© ShadowSyndicate. Il s’agirait d’un broker d’accĂšs initial ou un affiliĂ© dans plusieurs opĂ©rations de ransomware as a service (RaaS). « Il est extrĂȘmement rare qu’une empreinte Secure Shell (SSH) ait un rĂ©seau de connexions aussi complexe avec un grand nombre de serveurs malveillants », ont dĂ©claré dans leur rapport les experts « Au total, depuis juillet 2022, nous avons trouvĂ© l’empreinte SSH de ShadowSyndicate sur 85 serveurs », ajoutent-ils.
« En outre, nous pouvons affirmer avec plus ou moins de certitude que le groupe a utilisĂ© sept familles de ransomware diffĂ©rentes au cours de l’annĂ©e Ă©coulĂ©e, ce qui rend ShadowSyndicate remarquable pour sa polyvalence », observent-ils. Les analystes du Group-IB se sont associĂ©s au chercheur Joshua Penny de l’European MSSP Bridewell et au chercheur indĂ©pendant en malware Michael Koczwara pour Ă©tudier toutes les connexions qu’ils ont trouvĂ©es et tenter de dĂ©terminer qui se cache vraiment derriĂšre ShadowSyndicate. Est-ce un hĂ©bergeur de serveurs qui dĂ©ploie des serveurs avec la mĂȘme empreinte SSH, un ingĂ©nieur DevOps au service d’acteurs de la menace, un service d’hĂ©bergement protĂ©gĂ© pour les cybercriminels, un courtier d’accĂšs initial ou une sociĂ©tĂ© affiliĂ©e Ă  un RaaS ?
Connexions Ă  divers implants d’accĂšs Ă  distance
Plus de 50 serveurs parmi ceux pour lesquels l’empreinte SSH de ShadowSyndicate a Ă©tĂ© trouvĂ©e ont Ă©tĂ© utilisĂ©s comme serveurs C2 pour les implants Cobalt Strike. Cet outil commercial de test de pĂ©nĂ©tration, normalement vendu sous licence, est devenu le favori de nombreux groupes d’attaquants qui utilisent des versions piratĂ©es. Chaque implant Cobalt Strike comporte habituellement un filigrane associĂ© Ă  une clĂ© de licence unique, mais les versions piratĂ©es utilisĂ©es par les cybercriminels comportent des watermark personnalisĂ©s tels que 12345. Parmi les serveurs exploitĂ©s par ShadowSyndicate, les chercheurs ont trouvĂ© des filigranes Cobalt Strike prĂ©cĂ©demment associĂ©s Ă  des attaques ayant entraĂźnĂ© le dĂ©ploiement des familles de ransomwares Royal, Cactus, Quantum et Nokoyawa.
D’autres serveurs portant l’empreinte SSH de ShadowSyndicate ont Ă©tĂ© utilisĂ©s comme serveurs C2 pour Sliver, un autre outil de test de pĂ©nĂ©tration open source Ă©crit en Go, mais aussi pour IcedID, un cheval de Troie utilisĂ© comme malware par de nombreux gangs de ransomware ces derniĂšres annĂ©es ; pour Meterpreter, l’implant du framework de test de pĂ©nĂ©tration Metasploit ; et pour Matanbuchus, un chargeur de logiciels malveillants en tant que service (MaaS), Ă©galement utilisĂ© pour dĂ©ployer des charges utiles. En fait, il pourrait mĂȘme y avoir un lien entre certains d’entre eux. Par exemple, IcedID a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© utilisĂ© pour dĂ©ployer des implants Cobalt Strike. Il a aussi Ă©tĂ© utilisĂ© pour les familles de ransomwares Karakurt, RansomEXX, Black Basta, Nokoyawa, Quantum, REvil, Xingteam et Conti.
Une affiliation réussie
Les chercheurs ont dĂ©clarĂ© qu’ils Ă©taient assez convaincus que ShadowSyndicate n’Ă©tait pas un service d’hĂ©bergement, car les serveurs Ă©taient situĂ©s dans 13 pays diffĂ©rents, dont un grand nombre localisĂ©s au Panama, et sur diffĂ©rents rĂ©seaux appartenant Ă  des organisations diffĂ©rentes. Les experts ont trouvĂ© des liens Ă©troits entre ShadowSyndicate et les attaques de Quantum (septembre 2022), Nokoyawa (octobre 2022, novembre 2022 et mars 2023) et le ransomware ALPHV (alias BlackCat) en fĂ©vrier 2023. Des connexions moins manifestes ont Ă©tĂ© trouvĂ©es avec les ransomwares Royal, Cl0p et Play. « En vĂ©rifiant les serveurs de la liste A Ă  l’aide des sources de donnĂ©es du Group-IB, nous avons constatĂ© que certains serveurs Ă©taient rĂ©pertoriĂ©s sous les noms de Ryuk, Conti et Trickbot », ont dĂ©clarĂ© les spĂ©cialistes. « Cependant, ces groupes criminels n’existent plus. Ryuk a cessĂ© d’exister fin 2021, tandis que Conti et Trickbot (qui sont liĂ©s) ont Ă©tĂ© mis en sommeil dĂ©but 2022 ». Les chercheurs pensent que les anciens membres de ces groupes pourraient poursuivre leurs activitĂ©s criminelles en utilisant la mĂȘme infrastructure, mais qu’ils pourraient dĂ©sormais opĂ©rer individuellement ou au sein d’autres groupes criminels.
Il est possible que ShadowSyndicate soit un IAB (Initial Access Broker), c’est-Ă -dire un acteur de la menace qui compromet les systĂšmes et vend l’accĂšs Ă  d’autres cybercriminels, y compris des gangs de ransomware. Cependant, les chercheurs pensent qu’il est plus probable que le groupe soit en fait un affiliĂ© indĂ©pendant travaillant pour plusieurs opĂ©rations RaaS. Dans l’Ă©cosystĂšme des ransomwares, les affiliĂ©s sont ceux qui s’introduisent dans les entreprises et dĂ©ploient un programme de ransomware en Ă©change d’une part importante de la rançon payĂ©e par les victimes. Les dĂ©veloppeurs de ransomwares fournissent gĂ©nĂ©ralement le gĂ©nĂ©rateur de logiciels malveillants et l’infrastructure, comme le site de fuite de donnĂ©es et le site de nĂ©gociation de la rançon. Ils s’occupent Ă©galement de la nĂ©gociation avec les victimes et de l’infrastructure de paiement. En revanche, ils ne se chargent pas eux-mĂȘmes du piratage et du dĂ©ploiement des malwares. « MĂȘme si nous ne pouvons pas Ă©mettre un avis dĂ©finitif, tous les Ă©lĂ©ments obtenus au cours de ce projet de recherche commun suggĂšrent que l’hypothĂšse la plus plausible est que ShadowSyndicate est un affiliĂ© travaillant avec divers RaaS », ont dĂ©clarĂ© les chercheurs.

Sécurité informatique

ARM corrige des failles touchant les GPU Mali

Le concepteur de puces ARM a comblé une vulnérabilité activement exploitée dans les pilotes des GPU Mali. Ces derniers sont présents dans plusieurs équipements dont des smartphones Android ou des Chromebook.
Les cybercriminels s’intĂ©ressent de plus en plus aux couches basses des terminaux, comme le montre les rĂ©centes failles corrigĂ©es par ARM touchant son architecture de GPU Mali et en particulier les pilotes. Une de ces vulnĂ©rabilitĂ©s est particuliĂšrement Ă  prendre en considĂ©ration, car elle est activement exploitĂ©e. Sans disposer de score de gravitĂ©, la CVE-2023-4211 a Ă©tĂ© dĂ©couverte par des chercheurs du TAG (threat analysis group) de Google et du Project Zero.
Dans un avis datant du 2 octobre, ARM explique qu’« un utilisateur local non privilĂ©giĂ© peut effectuer des opĂ©rations inappropriĂ©es de traitement de la mĂ©moire GPU pour accĂ©der Ă  la mĂ©moire dĂ©jĂ  libĂ©rĂ©e ». Les cybercriminels peuvent utiliser cette espace libre pour installer des malwares. Le concepteur ajoute, « Il existe des preuves que cette vulnĂ©rabilitĂ© pourrait faire l’objet d’une exploitation limitĂ©e et ciblĂ©e ». L’avis notifie Ă©galement la correction de deux autres vulnĂ©rabilitĂ©s dans la mĂȘme famille de pilotes accordant des exploitations similaires.
Plusieurs pilotes Ă  corriger
La gamme de GPU ARM sous l’architecture Mali fonctionne sur une multitude de terminaux, les smartphones, les TV connectĂ©es, les systĂšmes d’entertainment dans les voitures, l’IoT, les consoles de jeux, 
 La vulnĂ©rabilitĂ© affecte quatre versions diffĂ©rentes de pilotes, notamment le pilote Midgard GPU Kernel (Ă  partir de la version r12p0 – r32p0), le pilote Bifrost GPU Kernel (Ă  partir de la version r0p0 – r42p0), le pilote Valhall GPU Kernel (Ă  partir de la version r19p0 – r42p0) et ARM 5Ăšme Gen. Pilote de noyau d’architecture GPU (Ă  partir de la version r41p0 – r42p0).
Des correctifs sont dĂ©sormais disponibles pour trois des quatre versions concernĂ©es. « Ce problĂšme est rĂ©solu dans Bifrost, Valhall et ARM 5Ăšme Gen GPU Architecture Kernel Driver r43p0 (le plus rĂ©cent) », a dĂ©clarĂ© le fournisseur. « Il est recommandĂ© aux utilisateurs de procĂ©der Ă  la mise Ă  niveau s’ils sont concernĂ©s par ce problĂšme ». Deux autres correctifs mentionnĂ©s dans l’avis comprenaient ceux pour CVE-2023-33200 et CVE-2023-34970, qui permettent tous deux des exploitations similaires dans les versions Valhall et ARM 5e gĂ©nĂ©ration du GPU.

Sécurité informatique

Sysdig dote CNAPP de graphe d’attaques en temps rĂ©el

Sysdig renforce sa plateforme CNAPP en intĂ©grant un graphe basĂ© sur des donnĂ©es en temps rĂ©el. L’Ă©diteur ajoute aussi un outil d’inventaire et des capacitĂ©s d’analyse sur les risques de sĂ©curitĂ© liĂ©s au cloud.
La reprĂ©sentation graphique du chemin des attaques s’invite de plus en plus dans les solutions de cybersĂ©curitĂ©. Sysdig vient d’apporter cette capacitĂ© dans CNAPP (Cloud Native Application Protection Platform). Ce graphe d’attaque analyse en temps rĂ©el le dĂ©roulement des attaques dans le cloud et Ă©tablit une hiĂ©rarchie des risques en direct en fonction des actifs, des utilisateurs et de l’activitĂ©. Dans un communiquĂ©, le spĂ©cialiste de l’observabilitĂ© indique aussi le lancement « d’un outil d’inventaire du cloud dotĂ© d’une recherche intĂ©grĂ©e pour remonter des informations et offrir plus de visibilitĂ© sur le cloud, ainsi que des capacitĂ©s d’analyse agentless ».
Les environnements cloud sont de plus en plus complexes, tout comme les menaces de sĂ©curitĂ© auxquelles sont confrontĂ©es les entreprises. Les attaquants exploitent la complexitĂ© et l’automatisation du cloud pour se dĂ©placer latĂ©ralement, Ă©lever les privilĂšges et Ă©tendre au maximum l’impact de leurs attaques. En juin, le rapport 2023 Cloud Native Threat Report d’Aqua Security a rĂ©vĂ©lĂ© que les cybercriminels investissaient des ressources pour Ă©chapper aux dĂ©fenses de sĂ©curitĂ© dans le cloud, en camouflant leurs campagnes et en Ă©vitant la dĂ©tection afin de s’installer plus durablement dans les systĂšmes compromis. Toujours selon ce rapport, « dans le mĂȘme temps, divers domaines du cycle e vie des applications cloud restent vulnĂ©rables Ă  la compromission et reprĂ©sentent des menaces importantes pour les entreprises ».
Des fonctionnalités centrées sur les risques en temps réel
Comme l’a expliquĂ© le fournisseur, les fonctions de sĂ©curitĂ© du cloud de Sysdig sont centrĂ©es sur la rĂ©ponse et la gestion des risques en temps rĂ©el. « La prĂ©vention est nĂ©cessaire, mais, Ă©tant donnĂ© la vitesse du cloud, elle ne peut pas tout faire », a dĂ©clarĂ© David Quisenberry, RSSI chez apree health. « Nous devons aussi ĂȘtre prĂȘts Ă  nous dĂ©fendre en temps rĂ©el. La sĂ©curitĂ© du cloud nĂ©cessite des outils qui relient les points et fournissent un contexte, mais l’essentiel, c’est que cette analyse ait lieu en temps rĂ©el », a-t-il ajoutĂ©. Selon Sysdig, ce graphe d’attaque du cloud est le cerveau de CNAPP.
Il procĂšde Ă  une corrĂ©lation multidomaine pour identifier les menaces en temps rĂ©el. « Le graphe superpose les dĂ©tections instantanĂ©es, les vulnĂ©rabilitĂ©s en cours d’exploitation et les autorisations en cours d’utilisation pour relier les donnĂ©es de risque entre les environnements et aider les clients Ă  rĂ©pondre aux menaces avant qu’elles ne s’aggravent », a ajoutĂ© Sysdig. Une liste de risques classĂ©s selon leur prioritĂ© dĂ©termine l’ordre de traitement des menaces, tandis qu’une reprĂ©sentation visuelle des dĂ©pendances exploitables entre les ressources permet de rĂ©vĂ©ler les chemins d’attaque potentiels.
Un inventaire pour détecter les vulnérabilités
« L’outil d’inventaire du cloud de Sysdig fournit une liste consultable de toutes les ressources dans un environnement cloud couvrant les utilisateurs, les charges de travail, les hĂŽtes et l’infrastructure en tant que code », a encore expliquĂ© le fournisseur. « L’inventaire peut Ă©galement servir Ă  vĂ©rifier rapidement l’exposition aux vulnĂ©rabilitĂ©s, par exemple en identifiant toutes les instances de Log4j dans les paquets utilisĂ©s et exposĂ©s Ă  Internet », a dĂ©clarĂ© l’entreprise.
Les clients peuvent ensuite examiner de plus prĂšs les charges de travail potentiellement compromises grĂące Ă  une vue en temps rĂ©el des mauvaises configurations, des violations de la conformitĂ© et des vulnĂ©rabilitĂ©s associĂ©es. Enfin, les capacitĂ©s d’analyse sans agent de Sysdig ont Ă©tĂ© Ă©tendues Ă  l’analyse des hĂŽtes, de façon Ă  mettre en Ă©vidence les vulnĂ©rabilitĂ©s, les mauvaises configurations, les autorisations en cours d’utilisation et les menaces. ParallĂšlement, l’agent Ă©volutif fournit une analyse en temps rĂ©el de l’accĂšs aux fichiers, des connexions rĂ©seau et des processus actifs, en plus d’autres attributs de la charge de travail, filtrant les vulnĂ©rabilitĂ©s des paquets inutilisĂ©s pour une protection prioritaire.

Sécurité informatique

Le cloud et le SASE stimulent le marché du SD-WAN

Selon IDC, Cisco, Fortinet, HPE Aruba, Palo Alto et VMware dominent un marchĂ© du SD-WAN stimulĂ© par les exigences de connectivitĂ© au cloud et l’attrait des SASE.
Les dĂ©ploiements SD-WAN continuent de croĂźtre Ă  un rythme impressionnant, avec, comme principaux facteurs d’adoption, les exigences de connectivitĂ© au cloud, un intĂ©rĂȘt pour les solutions SASE, la promesse d’une gestion plus simple du WAN et le potentiel d’Ă©conomies. Telles sont les conclusions du dernier rapport « MarketScape : Worldwide SD-WAN Infrastructure 2023 Vendor Assessment » publiĂ© par le cabinet d’Ă©tudes IDC. Cette Ă©valuation de 12 fournisseurs de SD-WAN rĂ©vĂšle en effet que le marchĂ© de l’infrastructure SD-WAN a augmentĂ© de 25 % en 2022. Pour l’avenir, IDC prĂ©voit un taux de croissance annuel composĂ© de 10 % et s’attend Ă  ce que le marchĂ© atteigne 7,5 milliards de dollars d’ici Ă  2027. « La croissance du SD-WAN est alimentĂ©e par divers facteurs, dont certains ont Ă©tĂ© Ă  l’origine du dĂ©veloppement de cette technologie. Il s’agit notamment de la capacitĂ© Ă  optimiser les performances et la gestion du rĂ©seau Ă©tendu tout en rĂ©duisant les coĂ»ts », a dĂ©clarĂ© Brandon Butler, directeur de recherche au sein du groupe d’infrastructure rĂ©seau d’IDC. Selon l’analyste, le marchĂ© du SD-WAN est en pleine transition. Depuis que la technologie s’est imposĂ©e il y a prĂšs de cinq ans, les fournisseurs ont fait Ă©voluer leurs plateformes de diverses maniĂšres, en intĂ©grant en particulier davantage de fonctions de sĂ©curitĂ© dans les offres SD-WAN. « C’est le cas des capacitĂ©s de sĂ©curitĂ© intĂ©grĂ©es nativement, comme la dĂ©tection et la prĂ©vention des intrusions (Intrusion Detection and Prevention, IDS/IPS), le pare-feu de nouvelle gĂ©nĂ©ration (Next-Generation Firewall, NGFW) et le filtrage de contenu/web/URL », a encore dĂ©clarĂ© M. Butler.
Une deuxiĂšme tendance est celle l’Ă©volution vers des architectures SASE (Secure Access Service Edge) qui combinent le SD-WAN et des outils NESaaS (Network Edge Security-as-a-Service) basĂ©s sur le cloud, comme la passerelle web sĂ©curisĂ©e (Secure Web Gateway, SWG), le courtier en sĂ©curitĂ© d’accĂšs au cloud (Cloud Access Security Broker, CASB) et l’accĂšs au rĂ©seau zĂ©ro trust (Zero Trust Network Access, ZTNA), selon M. Butler. « Les clients SD-WAN peuvent travailler avec leur fournisseur SD-WAN existant pour utiliser le NESaaS et construire une architecture SASE ou utiliser une approche multi-fournisseurs », a-t-il dĂ©clarĂ©. Mais si l’intĂ©rĂȘt pour les SASE se renforce, toutes les entreprises ne sont pas prĂȘtes Ă  s’engager. « Si le marchĂ© s’est largement orientĂ© vers le SASE, l’Ă©tude d’IDC montre qu’une part importante des acheteurs de SD-WAN continue d’Ă©valuer l’infrastructure SD-WAN en fonction des capacitĂ©s rĂ©seau spĂ©cifiques du SD-WAN », a expliquĂ© l’analyste. La branche dĂ©finie par logiciel (SD-Branch), qui fait rĂ©fĂ©rence Ă  la gestion intĂ©grĂ©e du SD-WAN avec les rĂ©seaux LAN/WLAN, suscite Ă©galement l’intĂ©rĂȘt des entreprises. « Les architectures SD-Branch permettent aux entreprises de centraliser la visibilitĂ©, l’analyse et la gestion de leur rĂ©seau sur les rĂ©seaux LAN/WLAN et SD-WAN », a encore expliquĂ© M. Butler. « Le SD-Branch prĂ©sente aussi d’autres avantages, notamment la gestion avancĂ©e par ML/AI et l’exploitation d’une plateforme basĂ©e sur le cloud. Le SD-Branch est idĂ©al pour les clients qui souhaitent consolider la gestion sur l’ensemble de leur campus et de leurs succursales et en faciliter la gestion », a ajoutĂ© M. Butler. Par ailleurs, la rĂ©duction des coĂ»ts est un autre Ă©lĂ©ment clĂ© de l’adoption du SD-WAN. « Dans son enquĂȘte intitulĂ©e « IDC Global SD-WAN Survey », le cabinet d’études a demandĂ© aux personnes interrogĂ©es, quelles Ă©conomies elles comptaient rĂ©aliser en dĂ©ployant le SD-WAN », a expliquĂ© l’analyste. « Le taux de rĂ©ponse moyen a Ă©tĂ© de 15,0 %, mais prĂšs d’un tiers des rĂ©pondants (31,8 %) ont dĂ©clarĂ© qu’ils s’attendaient Ă  Ă©conomiser plus de 20 % sur les coĂ»ts du WAN grĂące Ă  leur dĂ©ploiement SD-WAN ».
Enfin, l’utilisation accrue des fonctions d’analyse et d’automatisation amĂ©liorĂ©es par l’IA/ML constitue une autre Ă©volution importante du SD-WAN. « Les plateformes de visibilitĂ© et d’automatisation incluses dans les produits d’infrastructure SD-WAN Ă©voluent rapidement. On voit dĂ©jĂ  Ă©merger des cas d’usage intĂ©ressants pour l’automatisation amĂ©liorĂ©e par l’IA dans le SD-WAN. Par exemple, Cisco propose la fonction Predictive Path Recommendations (PPR), qui exploite les donnĂ©es de ThousandEyes WAN Insights. L’outil surveille les performances historiques du rĂ©seau et les modĂšles de flux de trafic des applications pour prĂ©voir la qualitĂ© du chemin du rĂ©seau et fait des recommandations de chemin pour optimiser le trafic le long du chemin de routage le plus optimal », a dĂ©clarĂ© M. Butler. « La possibilitĂ© de disposer d’informations sur les performances du rĂ©seau et l’expĂ©rience de l’utilisateur final, et celle de relier ces donnĂ©es Ă  des systĂšmes d’automatisation amĂ©liorĂ©s par l’IA, devient un outil puissant pour les entreprises qui gĂšrent des dĂ©ploiements SD-WAN distribuĂ©s Ă  l’Ă©chelle mondiale », a encore soulignĂ© l’analyste.
Cinq leaders et sept acteurs majeurs
En ce qui concerne les fournisseurs Ă  l’origine de ces changements, IDC a dĂ©signĂ© Cisco, Fortinet, HPE Aruba Networking, Palo Alto Networks et VMware comme leaders, et Aryaka, Barracuda Networks, H3C, Huawei, Juniper Networks, Nokia et Versa, comme concurrents majeurs. Trois autres fournisseurs, Ă  savoir Ericsson/Cradlepoint, Extreme Networks et NetSkope, n’ont pas satisfait aux critĂšres d’IDC pour ĂȘtre inclus en tant que participants Ă  part entiĂšre dans l’Ă©tude, mais ils sont considĂ©rĂ©s par le cabinet d’études comme fournisseurs Ă  surveiller.
Le rapport d’IDC fait aussi le bilan des forces et des faiblesses des cinq principaux fournisseurs de SD-WAN :
Cisco
Cisco possĂšde un solide hĂ©ritage en matiĂšre de routage d’entreprise et de rĂ©seaux d’entreprise en gĂ©nĂ©ral, ce qui lui a permis d’acquĂ©rir une part de marchĂ© prĂ©pondĂ©rante dans le domaine du SD-WAN. L’entreprise propose deux offres SD-WAN : Catalyst SD-WAN et Meraki SD-WAN. Ensemble, elles fournissent une solution SD-WAN complĂšte qui rĂ©pond Ă  un large Ă©ventail de cas d’usage et d’exigences des clients. L’entreprise a Ă©galement intĂ©grĂ© son SD-WAN Ă  Cisco Umbrella et Duo, ainsi qu’Ă  la plateforme Talos Threat Intelligence et Ă  des plateformes de sĂ©curitĂ© tierces. Enfin, Cisco dispose d’un solide channel de commercialisation avec un vaste rĂ©seau de revendeurs, de fournisseurs de services managĂ©s et de revendeurs Ă  valeur ajoutĂ©e, ainsi que des partenariats avec les principaux fournisseurs de services de communication.
DĂ©fi : Le fait d’avoir deux offres SD-WAN crĂ©e une certaine confusion sur le marchĂ© et chez les clients pour dĂ©terminer quelle est la plate-forme la mieux adaptĂ©e Ă  chaque cas d’utilisation. De plus, comme Cisco fait Ă©voluer sa stratĂ©gie de sĂ©curitĂ© avec l’introduction et le dĂ©veloppement continu de Security Cloud, l’entreprise pourrait simplifier davantage ses portefeuilles SD-WAN et de sĂ©curitĂ© dans des offres de produits plus rationalisĂ©es.
Fortinet
Fortinet offre une sĂ©curitĂ© hautement intĂ©grĂ©e et une capacitĂ© SD-WAN via son appliance physique ou virtuelle FortiGate, qui intĂšgre des fonctionnalitĂ©s de pare-feu de nouvelle gĂ©nĂ©ration NGFW, ainsi que l’inspection SSL et un ASIC personnalisĂ©. Fortinet propose Ă©galement des produits LAN et WLAN pour une architecture SD-Branch. Fortinet dispose par ailleurs d’une solide stratĂ©gie de partenariat avec les fournisseurs de services, et avec les fournisseurs de services managĂ©s et les revendeurs Ă  valeur ajoutĂ©e.
DĂ©fi : Fortinet est avant tout un fournisseur de solutions de sĂ©curitĂ©, ce qui pourrait constituer un dĂ©fi pour l’entreprise quand elle cherche Ă  s’engager auprĂšs de clients qui ont une prĂ©fĂ©rence pour les fournisseurs de SD-WAN ayant un passĂ© dans le domaine des rĂ©seaux, et plus particuliĂšrement du routage. En outre, les principales solutions de sĂ©curitĂ© sont proposĂ©es par Fortinet elle-mĂȘme, ce qui peut constituer une limitation pour les clients qui souhaitent utiliser Fortinet pour le SD-WAN mais l’intĂ©grer Ă  des outils de sĂ©curitĂ© tiers.
HPE Aruba
HPE Aruba Networking propose deux offres SD-WAN principales : EdgeConnect SD-WAN, basĂ©e sur la technologie de Silver Peak et EdgeConnect SD-Branch, qui propose de fortes intĂ©grations Ă  travers le portefeuille de produits de rĂ©seau d’entreprise de HPE Aruba Networking (par exemple, LAN sans fil, LAN cĂąblĂ©, VPN et sĂ©curitĂ©), gĂ©rĂ© par Aruba Central. SD-WAN EdgeConnect d’Aruba dispose de solides capacitĂ©s en matiĂšre de routage avancĂ© et d’optimisation WAN. En 2023, l’entreprise a achetĂ© Axis Security pour fournir des services ZTNA, SWG, CASB et DLP (Data Loss Prevention) unifiĂ©s et basĂ©s sur le cloud, intĂ©grĂ©s au SD-WAN.
DĂ©fi : HPE Aruba Networking dispose de deux plateformes de gestion distinctes pour ses produits SD-WAN et continuera Ă  construire des intĂ©grations entre elles. En outre, HPE Aruba Networking s’emploie activement Ă  renforcer les intĂ©grations entre ses produits EdgeConnect et la technologie de sĂ©curitĂ© cloud HPE Aruba Networking SSE acquise avec le rachat d’Axis Security. Par rapport Ă  d’autres fournisseurs de SD-WAN, HPE Aruba Networking compte moins de fournisseurs de services de communication parmi ses partenaires de distribution.
Palo Alto Networks
Palo Alto Networks propose des niveaux Ă©levĂ©s d’intĂ©gration entre Prisma SD-WAN et Prisma Access, sa suite d’outils de sĂ©curitĂ© basĂ©s sur le cloud. Le fournisseur propose la solution Prisma SASE, qui combine Prisma SD-WAN et Prisma Access en une seule offre. Cette offre unique permet aux entreprises clientes et aux fournisseurs de services d’utiliser plus facilement des outils SD-WAN et de sĂ©curitĂ© hautement intĂ©grĂ©s. L’entreprise dispose d’une plateforme de gestion intuitive et riche en fonctionnalitĂ©s, d’une prise en charge solide des API et d’un outil intĂ©grĂ© de visibilitĂ© et d’analyse.
DĂ©fi : Palo Alto Networks est avant tout une entreprise de sĂ©curitĂ©, et elle a donc eu du mal Ă  sĂ©duire les entreprises qui recherchent un fournisseur de SD-WAN spĂ©cialisĂ© dans le routage. La force de l’entreprise rĂ©side dans les SASE managĂ©s dans le cloud, ce qui pourrait constituer une limite pour certains clients qui ne souhaitent pas adopter une offre de sĂ©curitĂ© basĂ©e sur le cloud. L’entreprise n’a pas d’intĂ©gration forte ni d’offre pour les technologies de rĂ©seau local de campus du genre WLAN et LAN. 
VMware
La plateforme SD-WAN de VMware est basĂ©e sur la technologie de VeloCloud, ce qui confĂšre Ă  l’entreprise un solide hĂ©ritage sur le marchĂ© du SD-WAN. VMware est en train de constituer un portefeuille d’outils de sĂ©curitĂ© basĂ©s sur le cloud qu’il fournira Ă  partir de ses passerelles SD-WAN, offrant aux clients des connexions optimisĂ©es aux services IaaS et SaaS, ainsi qu’une plateforme pour l’hĂ©bergement de services de sĂ©curitĂ© distribuĂ©s, notamment un CASB, le filtrage d’URL et le DLP. L’éditeur a rĂ©ussi Ă  faire des fournisseurs de services de communication un channel de commercialisation efficace et a construit une plate-forme de gestion pour les fournisseurs de services. 
DĂ©fi : VMware dispose de quelques intĂ©grations avec des technologies LAN de campus, notamment en matiĂšre de visibilitĂ©, d’analyse et de gestion, mais ne propose pas ses propres solutions de rĂ©seau local sans fil (WLAN) ou de rĂ©seau local (LAN). Certains clients ont exprimĂ© leur inquiĂ©tude Ă  propos de l’acquisition en cours de Broadcom et sur ses consĂ©quences pour VMware et ses clients. Notamment, le prix des licences et du support.

Sécurité informatique

Encore une faille zero day dans Chrome Ă  corriger d’urgence

Google a publiĂ© un correctif de sĂ©curitĂ© Ă  appliquer dĂšs que possible dans Chrome. La faille actuellement exploitĂ©e relative au systĂšme d’encodage multimĂ©dia du navigateur peut affecter des applications tierces comme Skype et VLC.
Un exploit de type zero day affecte encore Chrome. AprĂšs un prĂ©cĂ©dent comblĂ© le mois dernier, il s’agit de la 5e vulnĂ©rabilitĂ© du navigateur web de Google Ă  ĂȘtre exploitĂ©e dans la nature. Selon les recherches de l’Ă©quipe de sĂ©curitĂ© de la firme, la faille provient d’un systĂšme d’encodage multimĂ©dia largement utilisĂ© pour le format de fichier WebM. Elle pourrait rendre une multitude de programmes vulnĂ©rables aux attaques, de Chrome et Firefox Ă  Skype et VLC, sur plus ou moins tous les principaux systĂšmes d’exploitation. Pas une seconde Ă  perdre donc, il faut mettre immĂ©diatement Ă  jour Chrome pour appliquer le correctif.
La firme de Mountain View documente le bogue comme un problĂšme de sĂ©curitĂ© de premier plan, rĂ©fĂ©rencĂ© en tant que CVE-2023-5217 dĂ©crivant le dĂ©passement de la mĂ©moire tampon dans l’encodage vp8 dans libvpx. En d’autres termes cela signifie que dans des situations spĂ©cifiques, il est possible pour un programme d’enregistrer plus de donnĂ©es dans une mĂ©moire tampon qu’elle n’est conçue pour le faire. Cela peut entraĂźner l’Ă©crasement d’autres donnĂ©es, ce que le programme ne peut gĂ©nĂ©ralement pas prendre en compte, ce qui pose des problĂšmes de sĂ©curitĂ© imprĂ©vus.
Un exploit a priori limitĂ© Ă  l’encodage des mĂ©dias
Ars Technica note que Mozilla a dĂ©jĂ  confirmĂ© que Firefox est vulnĂ©rable au mĂȘme problĂšme, et que le format WebM VP8 est utilisé dans tellement de logiciels Ă  travers le monde que cela pourrait devenir un vĂ©ritable casse-tĂȘte. Nous parlons ici d’outils professionnels Ă©tablis de longue date tels que Skype, d’applications prĂ©fĂ©rĂ©es des utilisateurs telles que VLC, et de programmes liĂ©s au matĂ©riel d’AMD, de Nvidia et de Logitech. On ne sait pas exactement lesquels de ces programmes sont vulnĂ©rables pour le moment, mais le potentiel est lĂ  concernant une situation Ă©tendue et assez problĂ©matique.
La mauvaise nouvelle est que cette vulnĂ©rabilitĂ© est dĂ©jĂ  exploitĂ©e dans la nature, bien que Google ne prĂ©cise pas oĂč ni comment. La bonne nouvelle est qu’il semble s’agir d’un simple correctif, puisque Chrome (version 117) et Firefox (118) l’ont dĂ©jĂ  appliquĂ©. Une autre bonne nouvelle est que la vulnĂ©rabilitĂ© spĂ©cifique ne semble exister que lorsque les mĂ©dias sont encodĂ©s, et non dĂ©codĂ©s, de sorte que la liste des programmes affectĂ©s pourrait ne pas s’Ă©tendre Ă  tous ceux qui utilisent la bibliothĂšque libvpx.

Sécurité informatique

Google lutte contre l’indexation des conversations Bard dans les recherches

Google a dĂ©clarĂ© que les conversations ayant eu lieu avec Bard avaient Ă©tĂ© accidentellement indexĂ©es. VĂ©ritable erreur ou rattrapage de communication : le fait est que l’annonce a eu lieu juste aprĂšs qu’un consultant en rĂ©fĂ©rencement se soit rendu sur Twitter pour signaler le problĂšme.
Google, propriĂ©tĂ© d’Alphabet, s’efforce d’empĂȘcher que les conversations des utilisateurs avec son assistant d’IA gĂ©nĂ©rative Bard soient indexĂ©es sur sa plateforme de recherche ou qu’elles apparaissent dans les rĂ©sultats. « Bard permet aux utilisateurs de partager des conversations, s’ils le souhaitent. Nous n’avons pas non plus l’intention de faire en sorte que ces conversations partagĂ©es soient indexĂ©es par Search. Nous travaillons actuellement Ă  bloquer leur indexation », a indiquĂ© le compte Search Liaison de Google sur Twitter.
La firme rĂ©pondait ici Ă  un consultant en rĂ©fĂ©rencement SEO qui avait signalĂ© sur Twitter que les conversations des utilisateurs avec Bard Ă©taient indexĂ©es sur Google Search. L’assistant Ă  base d’IA gĂ©nĂ©rative, qui a Ă©tĂ© ouvert aux inscriptions publiques en mars, a reçu une mise Ă  jour ce mois-ci qui propose aux utilisateurs de partager leurs conversations avec l’assistant via une fonction de partage de liens publics. Selon le message publiĂ© sur Twitter, cette fonction pourrait ĂȘtre Ă  l’origine de l’indexation des conversations sur Search. Cependant, toute discussion avec Bard qui n’a pas Ă©tĂ© partagĂ©e publiquement n’est pas indexĂ©e, selon Peter J. Liu, chercheur Ă  Google Deep Mind. « Cela ne concerne que les conversations explicitement partagĂ©es. Vos conversations ne sont pas publiques par dĂ©faut », a indiquĂ© Peter J. Liu sur Twitter.

Haha 😂 Google started to index share conversation URLs of Bard đŸ˜č don’t share any personal info with Bard in conversation, it will get indexed and may be someone will arrive on that conversation from search and see your info 😳Also Bard’s conversation URLs are ranking as
 pic.twitter.com/SKGXJD9KEJ
— Gagan Ghotra (@gaganghotra_) September 26, 2023

Une fuite qui pourrait faire douter plus d’un utilisateur
Bien que les commentaires du chercheur puissent apporter un peu de rĂ©pit aux utilisateurs d’IA gĂ©nĂ©rative, l’avis ou l’avertissement de Google Bard sur le partage des conversations pourrait en induire plus d’un en erreur. L’avertissement de Bard, qui a Ă©tĂ© publiĂ© via une image sur Twitter par le fondateur de Datasette, Simon Willison, se lit comme suit : « Permettez Ă  toute personne possĂ©dant le lien de voir ce que vous avez sĂ©lectionnĂ©. Vous pouvez supprimer les liens dans vos liens publics. N’oubliez pas que vous avez acceptĂ© les conditions d’utilisation de Google et les conditions d’utilisation supplĂ©mentaires de l’IA gĂ©nĂ©rative ».
De nombreux utilisateurs peuvent par ailleurs penser que les personnes avec lesquelles ils partagent leur lien de conversation pourront le voir plutĂŽt que le moteur de recherche de Google ne le scanne. Par ailleurs, Simon Willison a suggĂ©rĂ© dans un autre tweet que la fuite accidentelle de conversations ne se produirait pas avec le ChatGPT de Microsoft, qui compte d’ailleurs plus d’utilisateurs, en raison de la prĂ©sence d’une ligne de code supplĂ©mentaire – =”robots” content=”noindex,nofollow” – qui exclut les conversations des rĂ©sultats de recherche. Bien que Google ait dĂ©clarĂ© travailler sur une solution pour mettre fin Ă  l’indexation accidentelle, la page d’historique des mises Ă  jour de Bard, dont la derniĂšre mise Ă  jour date du 27 septembre, ne prĂ©sente aucune entrĂ©e qui se concentre ou parle de ce problĂšme.

Sécurité informatique

IBM NS1 Connect vient sécuriser les liens DNS des services cloud

Le service NS1 Connect proposĂ© par IBM peut prendre des dĂ©cisions dynamiques sur l’endroit oĂč envoyer des requĂȘtes Internet pour assurer les meilleures connexions dans des environnements rĂ©seau complexes et distribuĂ©s.
LancĂ© par IBM, le service NS1 Connect basĂ© sur le DNS doit permettre aux clients de contrĂŽler en toute sĂ©curitĂ© la connectivitĂ© entre les environnements multicloud distribuĂ©s. NS1 Connect est l’un des premiers produits rĂ©sultant de l’acquisition par IBM du spĂ©cialiste du DNS NS1 en dĂ©but d’annĂ©e. Le service, dont la disponibilitĂ© est annoncĂ©e pour le 17 octobre, promet d’aider les entreprises Ă  Ă©tablir la meilleure connexion entre les clouds et les utilisateurs finaux, le but Ă©tant de fournir des applications optimisĂ©es en termes de performance, de coĂ»t, de sĂ©curitĂ© et de disponibilitĂ©. La technologie de pilotage du trafic, au cƓur de l’offre NS1 Connect, distribue intelligemment le trafic DNS sur le rĂ©seau. Le DNS est souvent dĂ©crit comme l’annuaire tĂ©lĂ©phonique d’Internet, travaillant en arriĂšre-plan pour faire correspondre les noms des sites web que les utilisateurs tapent dans une boĂźte de recherche avec l’adresse IP associĂ©e. « Les services DNS avancĂ©s de NS1 Connect peuvent prendre des dĂ©cisions dynamiques quant Ă  l’endroit oĂč envoyer une requĂȘte Internet, en fonction de la disponibilitĂ©, des performances, de l’heure et de nombreux autres calculs », a expliquĂ© dans un blog Andrew Coward, directeur gĂ©nĂ©ral des rĂ©seaux SDN chez IBM.
« Les rĂšgles les plus courantes de pilotage du trafic consistent Ă  Ă©viter les points d’extrĂ©mitĂ© indisponibles, surchargĂ©s ou peu performants », a Ă©crit IBM dans une note d’information sur le service. « NS1 propose un ensemble de contrĂŽles de base pour suivre l’Ă©tat de fonctionnement d’un point d’extrĂ©mitĂ©. Éventuellement, il est possible d’utiliser l’une des intĂ©grations de service de monitoring pour obtenir des donnĂ©es collectĂ©es par des systĂšmes de contrĂŽle de tierces parties sur la plate-forme NS1 afin d’informer le pilotage du trafic », a dĂ©clarĂ© IBM. « Si cela est inclus dans le compte NS1 du client, ce dernier peut configurer des applications et des tĂąches basĂ©es sur le RUM (Real User Monitoring) pour obtenir des mĂ©triques de disponibilitĂ© et de performance en temps rĂ©el Ă  partir de sources de donnĂ©es partagĂ©es ou privĂ©es vers la plate-forme NS1 afin d’optimiser l’Ă©quilibrage de la charge sur des rĂ©seaux complexes et mondiaux », a encore expliquĂ© big blue.
Suivi granulaire des performances DNS 
Les clients peuvent configurer le systĂšme pour saisir des donnĂ©es provenant de divers systĂšmes de gestion tiers, comme Cisco ThousandEyes et AppDynamics, Datadog, Amazon Web Services (AWS), Rackspace, CloudWatch et Catchpoint. « IndĂ©pendamment de l’origine du trafic de ses clients dans le monde – Boston, San Paulo, Tokyo, Nairobi, Paris – la rĂ©ponse du DNS pour savoir oĂč acheminer ce trafic peut ĂȘtre diffĂ©rente et peut varier en fonction des rĂ©seaux de diffusion de contenu (Content Delivery Network, CDN) occupĂ©s, du montant payĂ© pour le transit et du niveau d’Ă©quilibre du trafic que l’on essaye d’atteindre », a Ă©crit M. Coward. Les clients de NS1 Connect obtiennent Ă©galement des rapports DNS sur les requĂȘtes par seconde (Queries per Second, QPS) et la distribution globale du trafic. Ils peuvent servir Ă  dĂ©tecter les baisses ou les hausses soudaines du trafic DNS et Ă  comparer le trafic des domaines entre les rĂ©seaux. Une fonction appelĂ©e NS1 DNS Insights utilise ce qu’IBM appelle des flux de donnĂ©es lĂ©gers pour fournir une vue granulaire des performances, des tendances et des anomalies. « Les clients disposent ainsi des informations nĂ©cessaires pour amĂ©liorer les performances et la sĂ©curitĂ© du systĂšme tout en rĂ©duisant les coĂ»ts d’exploitation », a dĂ©clarĂ© IBM. Le systĂšme supporte les extensions de sĂ©curitĂ© DNS (DNS Security Extensions, DNSSEC), qui authentifient les consultations de noms de domaine et contribuent Ă  la protection contre le dĂ©tournement de DNS.
Enterprise Management Associates (EMA) a rĂ©cemment constatĂ© que le dĂ©tournement de DNS, Ă©galement connu sous le nom de redirection DNS, est l’un des problĂšmes de sĂ©curitĂ© DNS les plus Ă©pineux pour les services IT des entreprises. Le dĂ©tournement de DNS consiste Ă  intercepter les requĂȘtes DNS des appareils clients afin que les tentatives de connexion aboutissent Ă  la mauvaise adresse IP. Les pirates y parviennent souvent en infectant les clients avec des logiciels malveillants de façon Ă  diriger les requĂȘtes vers un serveur DNS malveillant, ou en piratant un serveur DNS lĂ©gitime et en dĂ©tournant les requĂȘtes Ă  une Ă©chelle plus massive. « Ce dernier modus operandi peut avoir un impact Ă©tendu, d’oĂč l’importance pour les entreprises de protĂ©ger l’infrastructure DNS contre les pirates », selon EMA. « Au-delĂ  de la gestion des DNS, les administrateurs de comptes peuvent gĂ©rer les utilisateurs, les Ă©quipes et les clĂ©s API afin de garantir des niveaux d’accĂšs appropriĂ©s en fonction du rĂŽle ou de la fonction de l’utilisateur », a dĂ©clarĂ© IBM. Big blue n’est pas le seul Ă  se positionner sur ce marchĂ©, un acteur français comme EfficientIP propose depuis longtemps des solutions pour sĂ©curiser et maitriser ses DNS.
Une solution taillée pour le cloud hybride 
Outre NS1 Connect, IBM dĂ©veloppe un paquet SaaS pour aider les entreprises Ă  mettre en rĂ©seau des environnements hĂ©tĂ©rogĂšnes de maniĂšre sĂ©curisĂ©e, y compris des ressources edge, sur site et multicloud. Selon M. Coward, « le service SaaS IBM Hybrid Cloud Mesh implemente un environnement virtualisĂ© de couche Layer 3-7 pour mettre rapidement en place une connectivitĂ© sĂ©curisĂ©e entre les utilisateurs, les applications et les donnĂ©es sur plusieurs sites et environnements distribuĂ©s. « Hybrid Cloud Mesh dĂ©ploie des passerelles dans les clouds – y compris sur site, sur AWS ou les clouds d’autres fournisseurs, et sur des points de transit, si nĂ©cessaire – pour prendre en charge l’infrastructure, puis il construit une couche Layer 3-7 maillĂ©e sĂ©curisĂ©e pour dĂ©livrer des applications », a encore dĂ©clarĂ© M. Coward. « Au niveau de l’application, les dĂ©veloppeurs sont exposĂ©s Ă  la couche Layer 7, et les Ă©quipes rĂ©seau voient les activitĂ©s des couches Layer 3 et Layer 4 », a ajoutĂ© M. Coward. L’offre Hybrid Cloud Mesh est disponible en test pour quelques entreprises avant une disponibilitĂ© gĂ©nĂ©rale prĂ©vue d’ici Ă  la fin de l’annĂ©e.