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Sécurité informatique

Une faille dans SLP amplifie fortement les attaques DDoS

Une vulnĂ©rabilitĂ© dans Service Location Protocol (SLP) sur les terminaux connectĂ©s Ă  Internet pourrait crĂ©er un facteur d’amplification DDoS allant jusqu’Ă  2200X
Des chercheurs des entreprises de sĂ©curitĂ© Bitsight et Curesec alertent contre une vulnĂ©rabilitĂ© qu’ils ont dĂ©couvert dans un service rĂ©seau basĂ© sur le protocole UDP appelĂ© Service Location Protocol (SLP). La faille pourrait ĂŞtre exploitĂ©e de manière abusive pour amplifier les attaques DDoS. Des dizaines de milliers de systèmes et de terminaux sont exposĂ©s Ă  ce service sur Internet et des attaquants pourraient les utiliser pour gĂ©nĂ©rer des attaques massives. Et il faudra probablement beaucoup de temps pour les nettoyer. La brèches offrent aux attaquants d’exploiter les points d’extrĂ©mitĂ© SLP de manière Ă  gĂ©nĂ©rer des rĂ©ponses importantes et de les rĂ©percuter ensuite sur les victimes.
Des attaques par réflexion et amplification DDoS
La technique d’attaque dite de rĂ©flexion DDoS consiste Ă  envoyer du trafic Ă  un serveur et Ă  lui faire envoyer sa rĂ©ponse Ă  une adresse IP diffĂ©rente. Ce genre d’attaque fonctionne gĂ©nĂ©ralement avec des protocoles de communication basĂ©s sur le protocole UDP (User Datagram Protocol). L’UDP est, avec TCP (Transmission Control Protocol), l’un des principaux protocoles de transmission de donnĂ©es sur Internet. Cependant, contrairement au TCP, l’UDP a Ă©tĂ© conçu pour la vitesse et ne dispose pas de contrĂ´les supplĂ©mentaires, ce qui le rend vulnĂ©rable Ă  l’usurpation d’adresse source. Cela signifie qu’un attaquant peut envoyer un paquet UDP Ă  un serveur, mais en mettant une adresse IP source diffĂ©rente dans le paquet au lieu de la sienne. Le serveur enverra alors sa rĂ©ponse Ă  l’adresse IP source dĂ©finie.
Outre l’effet de rĂ©flexion, qui masque l’origine rĂ©elle du trafic, certains protocoles UDP amplifient le trafic rĂ©sultant, ce qui signifie que la rĂ©ponse gĂ©nĂ©rĂ©e est beaucoup plus importante que la demande initiale. C’est ce qu’on appelle l’amplification DDoS, très utile pour les attaquants, car elle gĂ©nère plus de trafic non sollicitĂ© vers une cible qu’ils ne pourraient le faire en lui envoyant directement des paquets Ă  partir des machines contrĂ´lĂ©es. L’amplification DDoS fonctionne avec divers protocoles, notamment DNS (Domain Name System), mDNS (multicast DNS), NTP (Network Time Protocol), SSDP (Simple Service Discovery Protocol), SNMP (Simple Network Management Protocol) et d’autres, car ils utilisent tous le protocole UDP pour la transmission. Les serveurs exposĂ©s Ă  Internet qui acceptent des paquets sur ces protocoles et gĂ©nèrent des rĂ©ponses peuvent donc ĂŞtre exploitĂ©s de manière abusive pour l’amplification des attaques par saturation. Historiquement, ces protocoles ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© utilisĂ©s pour gĂ©nĂ©rer certaines des plus grandes attaques DDoS connues.
La vulnérabilité du SLP
Créé en 1997, le Service Location Protocol (SLP) est un protocole ancien, destinĂ© l’origine Ă  la dĂ©couverte automatisĂ©e de services et Ă  la configuration dynamique entre les applications sur les rĂ©seaux locaux. Le daemon SLP d’un système maintient un rĂ©pertoire des services disponibles comme les imprimantes, les serveurs de fichiers et autres ressources du rĂ©seau. Il Ă©coute les requĂŞtes sur le port UDP 427. MĂŞme si le SLP n’Ă©tait pas censĂ© ĂŞtre exposĂ© hors des rĂ©seaux locaux, les chercheurs de Bitsight et de Curesec ont identifiĂ© plus de 54 000 terminaux qui acceptent des connexions SLP sur Internet. Ces Ă©quipements appartiennent Ă  plus de 2000 entreprises du monde entier et couvrent 670 types de produits diffĂ©rents, dont les instances de l’hyperviseur VMware ESXi, les imprimantes Konica Minolta, les routeurs Planex, l’Integrated Management Module (IMM) d’IBM et l’IPMI de SMC.
Comme beaucoup d’autres protocoles basĂ©s sur UDP, les instances SLP publiques peuvent servir pour l’amplification des DDoS car les attaquants peuvent interroger les services disponibles sur un serveur SLP. Pour cette requĂŞte de 29 octets, la rĂ©ponse du serveur est gĂ©nĂ©ralement comprise entre 48 et 350 octets, soit un facteur d’amplification de 1,6 Ă  12 fois. Mais les chercheurs ont constatĂ© que de nombreuses implĂ©mentations SLP octroient Ă  des utilisateurs non authentifiĂ©s d’enregistrer de nouveaux services arbitraires sur un point de terminaison SLP, augmentant ainsi les rĂ©ponses ultĂ©rieures du serveur jusqu’Ă  la limite pratique des paquets UDP, qui est de 65 536 octets.
La seule chose Ă  faire pour les attaquants est d’envoyer des paquets au serveur SLP pour enregistrer d’autres services jusqu’Ă  ce que sa mĂ©moire tampon soit pleine et que le serveur n’accepte plus d’autres enregistrements. Ils peuvent ensuite procĂ©der Ă  une attaque par rĂ©flexion courante en envoyant des demandes de listes de services avec une adresse IP source usurpĂ©e. Le facteur d’amplification possible peut atteindre  x2200, les requĂŞtes de 29 octets gĂ©nĂ©rant des rĂ©ponses de 65 000 octets. Étant donnĂ© le grand nombre de produits concernĂ©s, les chercheurs ont coordonnĂ© la divulgation de la vulnĂ©rabilitĂ© par l’intermĂ©diaire de l’agence amĂ©ricaine de cybersĂ©curitĂ© et de sĂ©curitĂ© des infrastructures (Cybersecurity and Infrastructure Security Agency, CISA), qui a Ă©mis sa propre alerte. VMware a Ă©galement publiĂ© un avis pour ESXi, en prĂ©cisant que seules les versions en fin de vie de l’hyperviseur Ă©taient concernĂ©es. La vulnĂ©rabilitĂ© est rĂ©pertoriĂ©e sous la rĂ©fĂ©rence CVE-2023-29552 et est affectĂ©e d’un score de gravitĂ© CVSS de 8.6 (Ă©levĂ©e).
Atténuation de la vulnérabilité SLP
« Le protocole SLP doit ĂŞtre dĂ©sactivĂ© sur tous les systèmes fonctionnant sur des rĂ©seaux non fiables, notamment ceux qui sont directement connectĂ©s Ă  Internet », ont dĂ©clarĂ© les chercheurs. « Si cela n’est pas possible, les pare-feux doivent ĂŞtre configurĂ©s pour filtrer le trafic sur les ports UDP et TCP 427. Cela empĂŞchera les attaquants externes d’accĂ©der au service SLP », ont-ils ajoutĂ©. La vulnĂ©rabilitĂ© CVE-2023-29552 n’est pas la première Ă  affecter le SLP. Au fil des ans, VMware a corrigĂ© de nombreuses failles dans son implĂ©mentation OpenSLP dans ESXi, et en 2021, le fournisseur a dĂ©sactivĂ© le service par dĂ©faut dans les dernières versions. VMware conseille dĂ©sormais Ă  tous ses clients de dĂ©sactiver ce service, d’autant plus que des gangs de ransomwares ont commencĂ© Ă  exploiter l’une de ces vulnĂ©rabilitĂ©s rĂ©fĂ©rencĂ©e CVE-2021-21974, qui facilite un dĂ©bordement de la mĂ©moire tampon.
Les pays qui comptent le plus grand nombre de terminaux vulnĂ©rables sont les États-Unis, le Royaume-Uni, le Japon, l’Allemagne et le Canada. Malheureusement, comme ces Ă©quipements appartiennent Ă  de nombreuses entreprises, il est probable qu’un pourcentage important d’entre eux restera encore longtemps exposĂ© Ă  Internet, ce qui augmentera les chances de voir bientĂ´t des attaques DDoS exploitant l’amplification SLP.

Sécurité informatique

AMOS, un braqueur de fichiers et de mots de passe pour macOS

Des chercheurs ont découvert un malware nommé AMOS qui cible macOS. Caché dans une image disque couramment utilisée pour installer des applications tierces, il vole des informations sensibles comme les mots de passe.
La croissance des environnements Mac aiguise les appétits des cybercriminels. Une étude menée par Cyble Research and Intelligence Labs (CRIL) met en lumière le malware AMOS pour Atomic macOS Stealer. Comme son nom l’indique, il s’agit d’un voleur de données notamment les mots de passe ou les fichiers du bureau, ainsi que les éléments du dossier Documents. Il cible aussi les navigateurs à la recherche d’identifiants, de numéros de carte de crédit, des cookies, ainsi que les portefeuilles de cryptomonnaies d’Atomic, Binance, Coinomi, Electrum, Exodus et autres
AMOS a été repéré sur le service de messagerie sécurisée Telegram. Il est très actif et la personne ou le groupe derrière cet infostealer améliore constamment le malware pour le rendre plus efficace. Il est disponible à la vente pour 1 000 dollars par mois. Ce prix comprend un accès au logiciel, ainsi qu’à une interface web pour gérer les victimes, à un outil de force brute pour dérober les clés privées. Les clients ont aussi accès à un vérificateur de cryptographie et à un installateur de fichiers .dmg.
Un fichier image disque non signé pointé du doigt
Ce dernier est le vecteur de propagation du malware. Le fichier image disque non signĂ© (.dmg) est souvent activĂ© lors de tĂ©lĂ©chargement d’applications tierces. Quand l’utilisateur l’ouvre, il est invitĂ© Ă  saisir le mot de passe de son Mac, ce qui dĂ©clenche le logiciel malveillant. Le fichier .dmg peut avoir des noms de fichiers qui semblent lĂ©gitimes – des cas de fausses images de disque intitulĂ©es Notion-7.0.6.dmg, Photoshop CC 2023.dmg et Tor Browser.dmg ont Ă©tĂ© signalĂ©s sur VirusTotal, un site web qui analyse les fichiers suspects et les rĂ©pertorie dans une base de donnĂ©es.
L’analyse du CRIL intervient après une Ă©tude publiĂ©e rĂ©cemment par MalwareHunterTeam qui a dĂ©couvert que le groupe Lockbit travaillait sur une Ă©volution du ransomware pour macOS en particulier sur les terminaux Ă©quipĂ©s des puces M1. Apple a mis en place des protections dans macOS et l’entreprise publie des correctifs de sĂ©curitĂ© via des mises Ă  jour du système d’exploitation, il est donc important de les installer dès que possible. Et comme toujours, il est toujours prĂ©fĂ©rable de tĂ©lĂ©charger les logiciels Ă  partir de sources fiables, comme l’App Store (qui vĂ©rifie la sĂ©curitĂ© de ses logiciels) ou directement auprès du dĂ©veloppeur.

Sécurité informatique

Paladin Cloud s’attaque aux vulnĂ©rabilitĂ©s cloud

La plateforme de sĂ©curitĂ© de Paladin Cloud s’appuie sur une offre open source basĂ©e sur des plug-ins pour dĂ©couvrir les lacunes dans les contrĂ´les de sĂ©curitĂ© existants.
LancĂ©e par l’entreprise de sĂ©curitĂ© open source Paladin Cloud, la plateforme SaaS du mĂŞme nom est axĂ©e sur la dĂ©couverte de la surface d’attaque des entreprises et la gestion des vulnĂ©rabilitĂ©s dans le cloud. Construite sur le noyau open source de Paladin Cloud, la plateforme met Ă  disposition un ensemble de politiques de sĂ©curitĂ© implĂ©mentĂ©es dans le code pour gĂ©rer des politiques Ă©tendues en s’intĂ©grant dans divers systèmes d’entreprise et fournir ainsi une vue d’ensemble de la sĂ©curitĂ© dans des environnements multicloud. « Notre plateforme de sĂ©curitĂ© cloud aide les dĂ©veloppeurs et les Ă©quipes de sĂ©curitĂ© Ă  dĂ©finir la surface d’attaque de leurs actifs cyber, Ă  vĂ©rifier que les contrĂ´les de sĂ©curitĂ© fournissent la protection attendue et Ă  Ă©tendre leur posture de sĂ©curitĂ© dans des environnements multicloud et hybrides », a dĂ©clarĂ© Daniel Deeney, cofondateur et CEO de Paladin Cloud. Le tĂ©lĂ©chargement et l’usage de Paladin Cloud, initialement publiĂ© en juillet 2022 sur GitHub, sont entièrement gratuits. L’offre multicloud comporte une interface UI/UX amĂ©liorĂ©e et s’intègre aux plateformes d’identitĂ© fĂ©dĂ©rĂ©es (comme Active Directory).
De la sécurité cloud basée sur le code
La plateforme de sĂ©curitĂ© dans le cloud effectue de la surveillance continue afin d’identifier et de visualiser les actifs numĂ©riques tout en dĂ©tectant les vulnĂ©rabilitĂ©s, les mauvaises configurations et les risques de sĂ©curitĂ©. Paladin Cloud hiĂ©rarchise Ă©galement les risques de sĂ©curitĂ© pour aider les Ă©quipes DevOps Ă  piloter les workflows et Ă  faire de la remĂ©diation automatisĂ©e. BasĂ©es sur le code et sans agent, les capacitĂ©s de surveillance et d’alerte dans le cloud de la plateforme se combinent avec des intĂ©grations tierces de systèmes d’entreprise pour permettre aux Ă©quipes de sĂ©curitĂ© de valider les contrĂ´les et les protections de sĂ©curitĂ© existants. Par exemple, le produit contient un plug-in pour Qualys, un scanner de vulnĂ©rabilitĂ©s, qui permet de cartographier automatiquement les installations Qualys dans l’inventaire des instances AWS Elastic compound cloud (EC2). Grâce Ă  cette cartographie, il est possible d’identifier les angles morts et les lacunes de couverture oĂą Qualys n’est pas installĂ© et ne protège donc pas les instances AWS EC2. « La plateforme SaaS d’entreprise s’intègre de manière transparente avec les fournisseurs de services cloud comme AWS, Azure et Google Cloud, et les systèmes d’entreprise, comme Qualys, Tenable, Aqua et Red Hat ACS. Nous continuons Ă©galement Ă  ajouter de nouveaux plug-ins Ă  la plateforme dans des systèmes d’entreprise largement dĂ©ployĂ©s », a ajoutĂ© M. Deeney.
L’offre « security-as-code » de la plateforme, qui fait rĂ©fĂ©rence Ă  plusieurs centaines de politiques de sĂ©curitĂ© prĂ©-codĂ©es provenant de rĂ©fĂ©rences rĂ©glementaires du Centre pour la sĂ©curitĂ© Internet (Center for Internet Security, CIS) et de l’Institut national des normes et de la technologie (National Institute of Standards and Technology, NIST), ainsi que des politiques de meilleures pratiques de l’industrie provenant d’autres sources organisationnelles, permet aussi aux entreprises de codifier leurs propres politiques de sĂ©curitĂ©. « On ne peut que se rĂ©jouir de voir un nouvel acteur dans les domaines de la gestion de la posture de sĂ©curitĂ© dans le cloud et de la plateforme de protection des applications natives du cloud », a dĂ©clarĂ© Melinda Marks, analyste principale pour l’Entreprise Strategy Group (ESG). « Cette tendance Ă  la sĂ©curitĂ© en tant que code rencontre beaucoup de succès, car elle permet de codifier la sĂ©curitĂ© dès les premières Ă©tapes des processus de dĂ©veloppement afin de minimiser les mauvaises configurations ou les erreurs de codage. C’est très visible dans l’infrastructure open source en tant que code, oĂą les dĂ©veloppeurs utilisent des modèles pour mettre en place leur propre infrastructure au lieu d’attendre que le service IT ou les services opĂ©rationnels la mettent en place pour leur compte », a-t-elle ajoutĂ©. Grâce Ă  des codes prĂ©construits, l’offre regroupe les actifs et les rĂ©sultats de sĂ©curitĂ© par utilisateurs, applications, produits, unitĂ©s commerciales et services cloud afin restituer une vue granulaire et continue des environnements multicloud d’un client.
Une adoption précoce prometteuse
Selon Paladin Cloud, l’adoption prĂ©coce de la plateforme par les secteurs des services financiers, de la technologie et de la santĂ© s’est traduite par une rĂ©duction de 30 % de la surface d’attaque en termes d’exposition aux vulnĂ©rabilitĂ©s et aux menaces. « Paladin utilise des connecteurs pour aider les entreprises Ă  identifier et Ă  visualiser leurs actifs dans les environnements cloud, Ă  Ă©valuer leur protection en matière de cybersĂ©curitĂ©, y compris les outils et les politiques qu’elles ont mis en place pour ces actifs, et Ă  Ă©valuer les lacunes afin qu’elles puissent appliquer les bons outils ou processus Ă  tous leurs actifs », a encore dĂ©clarĂ© Melinda Marks. « Cette solution innovante permet aux entreprises de s’assurer que les applications qu’elles placent dans des environnements cloud disposent des bons processus et outils de sĂ©curitĂ© pour les protĂ©ger. Elle accĂ©lère aussi la remĂ©diation grâce Ă  des capacitĂ©s d’application de correctifs Ă  des groupes d’actifs », a-t-elle ajoutĂ©.
La plateforme automatise la gestion des incidents grâce Ă  des intĂ©grations de tickets comme JIRA et Slack, des alertes et des notifications. De plus, elle peut gĂ©nĂ©rer des rapports sur la base de plusieurs benchmarks et normes afin d’amĂ©liorer la gouvernance et la conformitĂ©. « Les solutions de sĂ©curitĂ© open source sont plus populaires que les solutions des fournisseurs, car elles permettent aux entreprises de se connecter et d’utiliser facilement les solutions, alors que l’obtention d’une version de test, sans passer par le cycle d’achat d’une solution, peut s’avĂ©rer difficile. Le taux d’adoption de nombreux outils de sĂ©curitĂ© open source, comme les outils de test, est Ă©levĂ©, et certains fournisseurs utilisent aussi les outils open source pour crĂ©er des produits connexes », a dĂ©clarĂ© Daniel Deeney, le CEO de Paladin Cloud.

Sécurité informatique

Veza sĂ©curise l’accès aux applications SaaS

La solution Veza for SaaS Apps sĂ©curise les donnĂ©es sensibles dans les applications SaaS et s’intègre Ă  15 services majeurs tels que Salesforce, Jira, GitHub et Slack.
Le fournisseur de solutions de gestion des identitĂ©s et des accès Veza a annoncĂ© un service destinĂ© Ă  sĂ©curiser les accès et la gouvernance des applications SaaS. BaptisĂ© Veza for SaaS Apps, il propose aux clients d’automatiser les rĂ©visions d’accès, de trouver et de corriger les violations des accès Ă  privilèges, de rĂ©duire la prolifĂ©ration des habilitations et de prĂ©venir les erreurs de configuration des applications SaaS. Le tout, selon l’entreprise, en sĂ©curisant la surface d’attaque et en assurant la conformitĂ© avec des cadres tels que ISO 27001 et le RGPD.Selon Gartner, les entreprises gèrent en moyenne 125 applications SaaS diffĂ©rentes, dont un tiers seulement est connu des services informatiques en raison de la dĂ©centralisation de la propriĂ©tĂ© et de l’approvisionnement. Ă€ mesure que les applications SaaS gagnent en popularitĂ©, les Ă©quipes de sĂ©curitĂ© sont confrontĂ©es Ă  des dĂ©fis importants pour gĂ©rer et protĂ©ger la diffusion des donnĂ©es qu’elles utilisent. La sĂ©curisation de l’accès est rendue complexe par les contrĂ´les basĂ©s sur les fonctions propres Ă  chaque application. Par ailleurs, ces dernières sont exposĂ©es Ă  la multiplication des habilitations et Ă  des erreurs de configuration risquĂ©es si les Ă©quipes de sĂ©curitĂ© n’ont pas de visibilitĂ© sur elles.Une solution PAM et IAMSelon l’Ă©diteur, le service Veza for SaaS Apps donne la possibilitĂ© aux clients de sĂ©curiser leurs donnĂ©es sensibles contenues dans leurs applications SaaS face aux brèches, aux ransomwares et aux menaces internes. Il s’intègre Ă  15 applications majeurs, dont Salesforce, Jira, Confluence, Coupa, Netsuite, GitHub, Gitlab, Slack et Bitbucket et propose les fonctionnalitĂ©s suivantes :-        La surveillance des comptes Ă  privilèges alerte les Ă©quipes de sĂ©curitĂ© en cas d’octroi de nouveaux accès privilĂ©giĂ©s et de perte de privilèges dans les applications SaaS. Selon Veza, la solution surveille Ă  la fois les identitĂ©s humaines et les identitĂ©s machine, telles que les comptes de service et les intĂ©grations tierces.-        Les vĂ©rifications des accès utilisateurs et des certificats d’autorisation automatisent le processus de gouvernance et d’administration des identitĂ©s par le biais d’examens pĂ©riodiques des accès. La solution utilise des règles de workflow pour acheminer les demandes de certificats et fournit aux dĂ©cideurs un contexte d’autorisation pour choisir le rĂ´le le moins permissif, selon la sociĂ©tĂ©.-        La surveillance des applications SaaS analyse les mauvaises configurations administratives et les violations de politiques avec plus de 100 requĂŞtes prĂ©dĂ©finies pour contrĂ´ler les accès. Par exemple, la solution alertera l’Ă©quipe de sĂ©curitĂ© lorsque des utilisateurs ont accès Ă  des donnĂ©es sensibles mais que l’authentification multifactorielle (MFA) n’est pas activĂ©e.La croissance du SaaS entraĂ®ne des changements en matière de cybersĂ©curitĂ© pour les entreprisesEn octobre dernier, la Cloud Security Alliance a publiĂ© SaaS Governance Best Practices for Cloud Customers, un livre blanc dĂ©crivant un ensemble de pratiques fondamentales de sĂ©curitĂ© et de gouvernance destinĂ©es aux environnements SaaS. Selon ce document, les entreprises doivent Ă©laborer des stratĂ©gies et des architectures de sĂ©curitĂ© spĂ©cifiques aux SaaS qui guident le dĂ©ploiement et la maintenance des applications et qui s’articulent autour de l’Ă©valuation, de l’adoption, de l’utilisation et de l’arrĂŞt des services SaaS.Les entreprises doivent Ă©galement s’assurer qu’elles considèrent les fournisseurs SaaS comme faisant partie de leurs programmes de gestion des risques des tiers et que processus de rĂ©ponse aux incidents ainsi que les plans de continuitĂ© des activitĂ©s sont mis Ă  jour en consĂ©quence, ajoute le document d’orientation. « L’environnement SaaS reprĂ©sente un changement dans la manière dont les entreprises gèrent la cybersĂ©curitĂ©, qui introduit une responsabilitĂ© partagĂ©e entre les fournisseurs et les consommateurs. Ne pas s’adapter en consĂ©quence peut avoir des rĂ©percussions dĂ©vastatrices telles que la divulgation de donnĂ©es sensibles, la perte de revenus, la perte de confiance des clients et des sanctions rĂ©glementaires », peut-on lire dans le document.

Sécurité informatique

Le groupe d’attaquants FIN7 cible les serveurs de sauvegarde Veeam

Des chercheurs ont découvert une campagne menée par le groupe de cybercriminels FIN7 qui vise les solutions de sauvegarde Veeam. Le vecteur pourrait être une faille corrigée en mars dernier.
Dans la plupart des attaques, les sauvegardes constituent au même titre que l’AD (active directory) une cible de choix pour les cybercriminels. Preuve en est la récente découverte par des chercheurs de WithSecure d’une campagne menée contre les serveurs Backup Replication de Veeam. A l’origine de cette offensive, le groupe FIN7 ou Carbon Spider qui opère depuis au moins 2013 et est associé à la famille de malware Carbanak.
Le groupe est connu pour avoir dès ses débuts lancé des attaques contre des entreprises du secteur du retail, de l’hôtellerie et de la restauration, dans le but de voler des informations bancaires. Cependant FIN7 s’est également développé dans les ransomwares en étant associé à des gangs Darkside et BlackMatter, et plus récemment à BlackCat/ALPHV.
Un modus operandi rattaché à FIN7
Les experts ont menĂ© une analyse forensique de deux serveurs Veeam compromis. Les rĂ©sultats montrent que le processus SQL Server “sqlservr.exe” liĂ© Ă  l’instance Veeam Backup a Ă©tĂ© utilisĂ© pour exĂ©cuter un script shell batch, qui Ă  son tour a tĂ©lĂ©chargĂ© et exĂ©cutĂ© un script PowerShell directement en mĂ©moire. Ce dernier Ă©tait POWERTRASH, un chargeur de malware cachĂ© qui a Ă©tĂ© attribuĂ© Ă  FIN7 dans le passĂ©.
Ce chargeur est conçu pour dĂ©compresser les charges utiles intĂ©grĂ©es et les exĂ©cuter sur le système Ă  l’aide d’une technique connue sous le nom d’injection PE rĂ©flexive. FIN7 s’en est dĂ©jĂ  servi pour dĂ©ployer le trojan Carbanak, la balise Cobalt Strike ou une porte dĂ©robĂ©e appelĂ©e DICELOADER ou Lizar. Cette dernière a Ă©galement Ă©tĂ© observĂ©e dans les rĂ©centes attaques contre les serveurs Veeam, Ă©tablissant ainsi un autre lien avec FIN7.
Des scripts personnalisés
Cette backdoor est capable de dĂ©ployer des scripts bash et PowerShell personnalisĂ©s supplĂ©mentaires. Par exemple, certains scripts collectaient des informations sur le système local, telles que les processus en cours, les connexions rĂ©seau ouvertes, les ports d’Ă©coute et la configuration IP. Un autre script se sert de Windows Instrumentation Interface pour collecter Ă  distance des informations sur d’autres systèmes du rĂ©seau. Un autre script encore, connu pour faire partie de l’arsenal de FIN7, a Ă©tĂ© utilisĂ© pour rĂ©soudre les adresses IP collectĂ©es en hĂ´tes locaux qui identifiaient les ordinateurs du rĂ©seau.
Dans la panoplie de scripts se trouve celui appelĂ© gup18.ps1, encore jamais Ă©tĂ© observĂ© auparavant, qui a Ă©tĂ© utilisĂ© pour mettre en place un mĂ©canisme de persistance afin que la backdoor DICELOADER dĂ©marre au redĂ©marrage du système. L’exĂ©cution de la porte dĂ©robĂ©e s’effectue par le biais d’un sideloading de DLL contre un fichier exĂ©cutable appelĂ© gup.exe qui fait partie d’une application lĂ©gitime appelĂ©e Notepad++. Les attaquants ont Ă©galement Ă©tĂ© vus en train d’exĂ©cuter des commandes spĂ©cifiques Ă  Veeam. Ils ont par exemple activĂ© des commandes SQL pour voler des informations de la base de donnĂ©es de sauvegarde de Veeam et un script personnalisĂ© pour rĂ©cupĂ©rer les mots de passe du serveur.
Une présomption d’usage de la faille CVE-2023-27532
Bien que les chercheurs de WithSecure ne soient pas sĂ»rs de la manière dont les serveurs ont Ă©tĂ© compromis, ils soupçonnent les attaquants d’avoir exploitĂ© une vulnĂ©rabilitĂ© rĂ©pertoriĂ©e sous le nom de CVE-2023-27532, corrigĂ©e par Veeam le 7 mars. Avec cette faille, un utilisateur non authentifiĂ© peut se connecter au serveur sur le port TCP 9401, extraire des informations d’identification stockĂ©es dans la base de donnĂ©es de configuration du serveur et potentiellement accĂ©der au système hĂ´te du serveur. « Un PoC de l’exploit a Ă©tĂ© rendu public quelques jours avant la campagne, le 23 mars 2023 », ont dĂ©clarĂ© les analystes. « Le POC contient une fonctionnalitĂ© d’exĂ©cution de commande Ă  distance. Celle-ci, qui se fait par le biais de commandes shell SQL, produit la mĂŞme chaĂ®ne d’exĂ©cution que celle observĂ©e dans cette campagne. »
Les experts indiquent dans leur rapport, « nous conseillons aux entreprises concernées de suivre les recommandations et les lignes directrices pour patcher et configurer leurs serveurs de sauvegarde de manière appropriée, comme indiqué dans KB4424 : CVE-2023-27532 ». Ils ajoutent que « les informations contenues dans le dépôts des IOC sur GitHub peuvent également aider les entreprises à rechercher des signes de compromission ».

Sécurité informatique

Microsoft Exchange contaminĂ© par l’implant malveillant iranien BellaCiao

L’injecteur de malware BellaCiao poussĂ© par le groupe iranien APT35 est utilisĂ© pour des attaques visant spĂ©cifiquement les serveurs Microsoft Exchange. Le vecteur d’infection est encore incertain.
Un groupe de cyberespions très probablement liĂ© au gouvernement iranien a infectĂ© des serveurs Microsoft Exchange avec un nouvel implant de malware appelĂ© BellaCiao qui agit comme un injecteur pour le dĂ©pĂ´t de futures charges utiles. Le logiciel malveillant exploite les requĂŞtes DNS pour recevoir des commandes des attaquants codĂ©es en adresses IP. Selon les chercheurs de Bitdefender, il semble que les attaquants personnalisent leurs attaques en fonction de chaque victime, y compris le binaire du malware, qui contient des informations codĂ©es en dur comme le nom de l’entreprise, des sous-domaines personnalisĂ©s et des adresses IP. Les informations de dĂ©bogage et les chemins d’accès aux fichiers de compilation laissĂ©s dans l’exĂ©cutable laissent penser que les attaquants ont classĂ© leurs victimes par code de pays, comme IL (IsraĂ«l), TR (Turquie), AT (Autriche), IN (Inde) ou IT (Italie).
Le groupe Ă  l’origine du malware est connu dans l’industrie de la sĂ©curitĂ© sous le nom de Charming Kitten, APT35 ou Phosphorus. Cette Ă©quipe de pirates informatiques opĂ©rerait pour le compte du Corps des gardiens de la rĂ©volution islamique (CGRI), communĂ©ment appelĂ© Pasdaran, une organisation paramilitaire de la rĂ©publique islamique d’Iran qui dĂ©pend directement du Guide de la rĂ©volution. RĂ©cemment, Microsoft a signalĂ© que, depuis la fin de l’annĂ©e 2021, Charming Kitten s’en prend Ă  des infrastructures amĂ©ricaines critiques, notamment les ports maritimes, les entreprises du secteur de l’énergie, les systèmes de transport, ainsi qu’une grande entreprise de services publics et de gaz. Le groupe est Ă©galement connu pour mettre Ă  jour et dĂ©velopper frĂ©quemment son arsenal de logiciels malveillants avec des outils personnalisĂ©s. Si sa mĂ©thode d’attaque prĂ©fĂ©rĂ©e est l’hameçonnage très ciblĂ© et sophistiquĂ©, qui comprend l’usurpation d’identitĂ© de personnes rĂ©elles, il n’hĂ©site pas non plus Ă  adopter des exploits de vulnĂ©rabilitĂ©s rĂ©cemment corrigĂ©es, comme ce fĂ»t le cas par exemple de Log4Shell et Zoho ManageEngine (CVE-2022-47966).
Déploiement et fonctionnement du malware BellaCiao
MĂŞme si les attaquants de Bitdefender ne sont pas sĂ»rs du vecteur d’infection utilisĂ© pour dĂ©ployer BellaCiao, ils ont trouvĂ© l’implant sur des serveurs Exchange. Ils soupçonnent donc les attaquants d’exploiter l’un des exploits Exchange connus de ces dernières annĂ©es, comme ProxyLogon, ProxyShell, ProxyNotShell ou OWASSRF. Une fois dĂ©ployĂ©, l’implant dĂ©sactive Microsoft Defender Ă  l’aide d’une commande PowerShell et crĂ©e un nouveau service de persistance appelĂ© Microsoft Exchange Services Health ou Exchange Agent Diagnostic Services. Les noms choisis visent Ă  se fondre dans les processus et services lĂ©gitimes liĂ©s Ă  Exchange. Outre BellaCiao, les pirates ont Ă©galement dĂ©ployĂ© des portes dĂ©robĂ©es qui fonctionnent comme des modules pour Internet Information Services (IIS), le serveur web qui sous-tend Exchange. L’une d’entre elles est une porte dĂ©robĂ©e IIS open-source appelĂ©e IIS-Raid et l’autre est un module IIS Ă©crit en .NET et utilisĂ© pour l’exfiltration d’identifiants.
Certains Ă©chantillons de BellaCiao sont conçus pour dĂ©ployer un webshell, un script web qui fonctionne comme une porte dĂ©robĂ©e et permet aux attaquants d’envoyer des commandes Ă  distance. Le webshell n’est pas tĂ©lĂ©chargĂ© Ă  partir d’un serveur externe, mais il est encodĂ© dans l’exĂ©cutable BellaCiao lui-mĂŞme sous la forme de chaĂ®nes en base64 malformĂ©es. Cependant, pour savoir Ă  quel moment dĂ©poser le webshell, dans quel rĂ©pertoire et avec quel nom, l’implant BellaCiao interroge un serveur de commande et de contrĂ´le par DNS Ă  l’aide d’un canal de communication personnalisĂ© mis en place par les auteurs de l’attaque. Le logiciel malveillant effectue une requĂŞte DNS pour un sous-domaine codĂ© en dur dans son code toutes les 24 heures. Comme les attaquants contrĂ´lent le DNS pour le sous-domaine, ils peuvent renvoyer l’adresse IP qu’ils souhaitent et, ce faisant, ils transmettent des commandes au logiciel malveillant, car BellaCiao possède des routines spĂ©ciales pour interprĂ©ter ces adresses IP.
Des échantillons aussi conçus pour déployer des scripts PowerShell 
Une adresse IP se compose de quatre valeurs numĂ©riques (octets) sĂ©parĂ©es par des points, par exemple 111.111.111.111. Le logiciel malveillant a une adresse IP codĂ©e en dur au format L1.L2.L3.L4 qu’il compare ensuite Ă  l’adresse IP reçue de la requĂŞte DNS, par exemple R1.R2.R3.R4. Si les derniers octets R4 et L4 correspondent, le webshell est dĂ©ployĂ©. S’ils ne correspondent pas, le webshell n’est pas dĂ©ployĂ© et si R4 est Ă©gal Ă  L4-1, toutes les traces du webshell sont supprimĂ©es. Les autres octets R1, R2 et R3 sont Ă©galement utilisĂ©s pour dĂ©terminer les noms de rĂ©pertoires et de fichiers Ă  choisir dans une liste lors du dĂ©ploiement du webshell. Le webshell surveille les requĂŞtes web qui incluent une chaĂ®ne particulière, laquelle agit comme un mot de passe secret dans l’en-tĂŞte et offre aux attaquants trois possibilitĂ©s : le tĂ©lĂ©chargement de fichiers, le chargement de fichiers et l’exĂ©cution de commandes.
D’autres Ă©chantillons de BellaCiao ont Ă©tĂ© conçus pour dĂ©ployer des scripts PowerShell qui agissent comme un serveur web local et un outil de connexion en ligne de commande appelĂ© Plink, utilisĂ© pour Ă©tablir une connexion proxy inverse au serveur web. Cela permet aux attaquants d’exĂ©cuter des commandes et des scripts, de charger et de tĂ©lĂ©charger des fichiers, de tĂ©lĂ©charger des journaux Web, etc. Le rapport de Bitdefender comprend une liste d’indicateurs de compromission comme les noms de domaine, les noms de fichiers et les chemins d’accès, les hachages de scripts PowerShell et les adresses IP. Il n’inclut pas les hachages de fichiers pour les Ă©chantillons de BellaCiao, car ces derniers contiennent des informations codĂ©es en dur sur les victimes.

Sécurité informatique

Aruba mise sur la sĂ©curitĂ© intĂ©grĂ©e, l’IA et le NaaS

Selon Aruba Networks, Ă  mesure que les rĂ´les des Ă©quipes rĂ©seau Ă©voluent, elles devront adopter l’IA et traiter la mise en rĂ©seau avec la sĂ©curitĂ©.
Lors de la confĂ©rence clients Atmosphere organisĂ©e du 23 au 28 avril Ă  Las Vegas, la sĂ©curitĂ©, l’IA et le rĂ©seau en tant que service (Network-as-a-service, NaaS) Ă©taient au cĹ“ur des prĂ©occupations des dirigeants d’Aruba Networks. « Il y a dix ans, le principal travail des opĂ©rateurs de rĂ©seaux consistait Ă  s’assurer que la connectivitĂ© Ă©tait fiable et ils considĂ©raient que la sĂ©curitĂ© en dehors de leur pĂ©rimètre n’était pas leur problème », a dĂ©clarĂ© David Hughes, vice-prĂ©sident senior et directeur des produits et de la technologie chez Aruba. « Aujourd’hui, la notion de pĂ©rimètres a disparu, le rĂ©seau s’est Ă©tendu et dĂ©sormais, l’Ă©quipe chargĂ©e de la mise en rĂ©seau doit s’assurer que la connectivitĂ© est sĂ©curisĂ©e dès le dĂ©part. Il n’est plus possible de la fixer quelque part, elle doit ĂŞtre intĂ©grĂ©e au rĂ©seau », a encore dĂ©clarĂ© M. Hughes. Aruba a pris plusieurs mesures pour renforcer sa stratĂ©gie de sĂ©curitĂ© intĂ©grĂ©e au rĂ©seau. Par exemple, le fournisseur a rĂ©cemment achetĂ© et intĂ©grĂ© Axis Security et sa plateforme SSE (Security Service Edge) aux offres SD-WAN et SASE d’Aruba. « Cette offre SASE, dite de fournisseur unique, rassemble les technologies rĂ©seau et de sĂ©curitĂ© et offre aux entreprises le contrĂ´le basĂ© sur les rĂ´les dont elles ont besoin pour protĂ©ger les personnes qui accèdent aux applications, partout dans le monde et depuis n’importe où », a ajoutĂ© M. Hughes.
Le datacenter est un autre domaine sur lequel se concentre Aruba. L’entreprise a intĂ©grĂ© la sĂ©curitĂ© Ă  son commutateur CX 10000, un boĂ®tier de datacenter L2/3 de type top-of-rack. Celui-ci comprend une unitĂ© de traitement des donnĂ©es (Data processing unit, DPU) programmable intĂ©grĂ©e qui prend en charge les services logiciels L4-L7 avec Ă©tat, notamment le pare-feu, le DDoS, le chiffrement, la traduction d’adresses rĂ©seau (Network Address Translation, NAT), l’Ă©quilibrage de charge, la tĂ©lĂ©mĂ©trie rĂ©seau et l’automatisation, qui peuvent ĂŞtre appliquĂ©s pour protĂ©ger des charges de travail largement distribuĂ©es. « Auparavant, dans le datacenter, les opĂ©rateurs ne se prĂ©occupaient que du trafic nord-sud et de mettre en place un pare-feu pour contrĂ´ler ce qui entrait et sortait, mais les choses ont changé », a expliquĂ© M. Hughes. « Les entreprises veulent mettre en place un contrĂ´le et une segmentation beaucoup plus stricts pour le trafic est-ouest. Ainsi, celles qui ont un tas de conteneurs veulent vraiment limiter fortement leur accès aux ressources du datacenter. Pouvoir segmenter et sĂ©curiser ce trafic est une exigence importante et le CX 10000 fait le job efficacement », a ajoutĂ© M. Hughes.
Une remédiation de plus en plus automatisée 
L’IA a Ă©galement occupĂ© une place importante dans les discussions de la confĂ©rence Atmosphere, en partie parce que le fournisseur a amĂ©liorĂ© sa plateforme de gestion Aruba Central avec des fonctions d’Intelligence Artificielle pour les OpĂ©rations informatiques (AIOps) et d’autres fonctions de visibilitĂ©. Par exemple, l’entreprise a ajoutĂ© une interface plus visuelle et des indicateurs d’assurance intelligents qui alertent les administrateurs sur les problèmes de rĂ©seau et de pĂ©riphĂ©rique en temps rĂ©el. Les indicateurs rĂ©sultent de la corrĂ©lation des donnĂ©es d’accès, de LAN, de services, de WAN et d’applications pour amĂ©liorer la visibilitĂ© et les capacitĂ©s de reporting. Des fonctionnalitĂ©s AIOps permettent aussi aux opĂ©rateurs de dĂ©couvrir plus rapidement les problèmes et de les rĂ©soudre. « Avec la quantitĂ© de donnĂ©es que l’on peut dĂ©sormais collecter sur le rĂ©seau et sur l’expĂ©rience utilisateur, il est possible de mieux les utiliser pour alimenter les modèles d’IA et aider les clients Ă  identifier des groupes d’erreur et, dans certains cas, ces Ă©lĂ©ments peuvent indiquer Ă  l’opĂ©rateur comment adapter ou modifier certaines choses pour obtenir de meilleurs rĂ©sultats », a dĂ©clarĂ© M. Hughes. « Ce que nous constatons, c’est que les clients sont de plus en plus Ă  l’aise avec le système qui fournit une remĂ©diation automatisĂ©e ou des opĂ©rations en boucle fermĂ©e », a-t-il ajoutĂ©. « Les nombreux data scientists d’Aruba travaillent en permanence avec les donnĂ©es collectĂ©es par le système et tentent de dĂ©terminer quelles informations pourraient bĂ©nĂ©ficier d’une meilleure automatisation. Comment aider nos clients Ă  trouver l’aiguille dans la botte de foin », a encore dĂ©clarĂ© M. Hughes. Ce dernier a Ă©galement parlĂ© de l’IA gĂ©nĂ©rative, ChatGBT. « Il est Ă©vident que ce type de traitement du langage naturel est important. Nous utilisons donc le traitement du langage naturel dans notre barre de requĂŞte principale, de sorte que si quelqu’un veut faire quelque chose, il peut le demander en langage clair », a expliquĂ© M. Hughes. « La capacitĂ© de traiter des dossiers d’assistance, de rĂ©duire le nombre de tickets d’incident et d’alimenter ces interfaces en langage naturel, va Ă©galement changer la donne Ă  l’avenir », a aussi dĂ©clarĂ© M. Hughes.
Autre domaine qui, selon lui, devrait connaĂ®tre une croissance substantielle cette annĂ©e : l’utilisation du rĂ©seau en tant que service (NaaS). Dans un blog publiĂ© au dĂ©but de l’annĂ©e, M. Hughes a Ă©crit que, d’ici la fin de l’annĂ©e 2023, il s’attendait Ă  ce que 20 % des entreprises aient adoptĂ© une stratĂ©gie NaaS. « Cela permettrait aux services IT d’accĂ©lĂ©rer la modernisation du rĂ©seau tout en respectant les contraintes de budget, de ressources informatiques et de calendrier », a Ă©crit M. Hughes. Aruba a Ă©galement profitĂ© de la confĂ©rence Atmosphere pour prĂ©senter Agile NaaS, qui rationalise le processus de sĂ©lection des composants d’infrastructure rĂ©seau disponibles par l’intermĂ©diaire du service afin de mieux rĂ©pondre aux besoins commerciaux des clients. L’idĂ©e d’Agile NaaS est d’inclure des outils de conception et de dĂ©veloppement que les clients peuvent utiliser pour planifier un projet de rĂ©seau en amont, puis d’offrir une gamme de modèles d’acquisition, de dĂ©ploiement et de gestion pour le mettre en place. « Concernant le NaaS, nos clients veulent de la flexibilitĂ© et de l’agilitĂ©, et pas de formule unique », a dĂ©clarĂ© M. Hughes. « Il y a des situations oĂą le client veut payer d’avance, mais aimerait que quelqu’un le gère pour lui, ou un autre qui veut payer au fur et Ă  mesure, mais qui veut tout contrĂ´ler très Ă©troitement lui-mĂŞme. Notre approche consiste Ă  fournir une boĂ®te Ă  outils Ă  nos clients et Ă  nos partenaires pour qu’ils puissent choisir les Ă©lĂ©ments qu’ils veulent pour construire leur service NaaS », a dĂ©clarĂ© M. Hughes.

Sécurité informatique

Après des modifications, ChatGPT revient en Italie

Les italiens peuvent de nouveau avoir accès à ChatGPT après sa suspension par la Cnil transalpine. OpenAI a apporté des modifications dans son service pour se conformer aux exigences du régulateur.
L’affaire avait fait grand bruit en mars dernier où la Garante per la protezione dei dati personali annonçait le blocage de ChatGPT en Italie. Une suspension temporaire pendant laquelle OpenAI devait se conformer aux exigences du régulateur transalpin listées officiellement au début du mois d’avril. Il semble que la firme américaine ait apporté des réponses satisfaisantes, car l’accès à ChatGPT a été rétabli en Italie.
Pour rappel, la Cnil italienne a soulignĂ© plusieurs manquements au RGPD de l’IA gĂ©nĂ©rative d’OpenAI. Tout d’abord, le manque d’information des utilisateurs et de toutes les parties intĂ©ressĂ©es dont les donnĂ©es sont collectĂ©es par OpenAI. Il observe par ailleurs « l’absence de base lĂ©gale justifiant la collecte et le stockage massifs de donnĂ©es personnelles dans le but d’ « entraĂ®ner » les algorithmes qui sous-tendent le fonctionnement de la plateforme ». De mĂŞme, l’autoritĂ© transalpine considère que ChatGPT s’adresse Ă  des personnes âgĂ©es de plus de 13 ans, mais n’a pas mis en place de filtre pour vĂ©rifier l’âge des utilisateurs. 
Des premiers pas encourageants d’OpenAI
OpenAI a donc apporté plusieurs changements à son offre pour se conformer au RGPD. Pami les évolutions, il y a la publication sur le site web de la start-up d’une description des données personnelles traitées dans le cadre de l’entraînement de ses modèles d’IA. Et un rappel que chacun a le droit de refuser un tel traitement. Par ailleurs, la société met à disposition un formulaire à l’attention des utilisateurs européens pour s’opposer au traitement de leurs données personnelles. Pour les utilisateurs italiens, un bouton sur la page d’accueil leur demande de confirmer qu’ils ont 18 ans ou s’ils ont plus de 13 ans et obtenu le consentement de leurs parents ou tuteurs pour utiliser le service.
Dans un communiqué, la Garante « reconnait les progrès réalisés par OpenAI pour concilier les avancées technologiques avec le respect des droits des personnes et espère que l’entreprise poursuivra ses efforts pour se conformer à la législation européenne en matière de protection des données ». Les efforts reconnus par le régulateur ne signifie pas pour autant la fin de la surveillance d’OpenAI. Le mécanisme de vérification d’âge devra être revu pour être plus solide et efficace. Le cas italien devrait donner matière à réflexion pour d’autres pays comme la France où la Cnil a été saisie notamment par le député Eric Bothorel, mais aussi en Europe où le Parlement européen et la Commission européenne s’activent sur l’IA Act. Au début avril, le CEPD qui regroupe l’ensemble des Cnil européennes avait lancé un groupe de travail sur ChatGPT pour harmoniser les réponses des Etats-membres.

Sécurité informatique

Avec la 22H2, Microsoft a publié la dernière mise à jour majeure pour Windows 10

Microsoft a annoncĂ© que l’itĂ©ration 22H2 de Windows 10 sortie cet automne sera la dernière de Windows 10. Cela signifie plus de mises Ă  jour fonctionnelles, mais l’Ă©diteur assurera le support de sĂ©curitĂ© jusqu’en 2025. Un signal pour pousser les entreprises Ă  migrer vers Windows 11.
Le compte Ă  rebours vers la fin de vie de Windows 10 est enclenchĂ©. Jason Leznek, responsable produit Windows chez Microsoft a indiquĂ© dans une publication de blog que la version 22H2 de l’OS dĂ©ployĂ©e en octobre 2022 Ă©tait « la version finale » de Windows 10. Il n’y aura donc plus de mises Ă  jour fonctionnelle pour l’OS (aussi appelĂ©es Service Pack). L’éditeur rassure les utilisateurs en indiquant qu’il assurera uniquement les mises Ă  jour de sĂ©curitĂ©, via le Patch Tuesday, de l’ensemble des Ă©ditions de l’OS jusqu’à la date de fin de vie prĂ©vue le 14 octobre 2025. A noter que les versions LTSC (Long-Term Servicing Channel) bĂ©nĂ©ficieront d’une prise en charge au-delĂ  de cette date.
L’annonce de ce calendrier est un signal envoyé aux entreprises afin qu’elles réfléchissent à la migration vers Windows 11. Selon Ranjit Atwal, directeur de recherche chez Gartner, beaucoup de sociétés prévoient cette bascule, « mais la fin des mises à jour des fonctionnalités de Windows 10 pourraient encourager les entreprises les plus lentes dans certains secteurs à adopter le dernier OS ». Il rappele par exemple que « les administrations et les banques, parfois à la traîne, pourraient être incitées à revoir leur feuille de route et que cette migration doit être planifiée plus tôt que plus tard ».
Le consultant constate que, « les entreprises sont dĂ©jĂ  sur la voie de la migration vers Windows 11 au cours du second semestre de cette annĂ©e, jusqu’en 2024 ». Pour offrir plus de visibilitĂ© dans cette planification Microsoft a annoncĂ© via le blog que la prochaine mise Ă  jour fonctionnelle de Windows 11 LTSC (version Enterprise et IoT Enterprise) est prĂ©vue au second semestre 2024. Reste que Windows 10 est encore très populaire Ă  en croire le taux d’utilisation de 73% sur les PC relevĂ© par StatCounter GlobalStats.

Sécurité informatique

La version 22H2 signe la fin de l’ère Windows 10

Microsoft a annoncĂ© que l’itĂ©ration 22H2 de Windows 10 sortie cet automne sera la dernière de Windows 10. L’Ă©diteur assurera le support des seules mises Ă  jour de sĂ©curitĂ© jusqu’en 2025. Un signal pour pousser les entreprises Ă  migrer vers Windows 11.
Le compte à rebours vers la fin de vie de Windows 10 est enclenché. Jason Leznek, responsable produit Windows chez Microsoft a indiqué dans une publication de blog que la version 22H2 de l’OS déployée en octobre 2022 était « la version finale » de Windows 10. L’éditeur rassure les utilisateurs en indiquant qu’il assurera cependant uniquement les mises à jour de sécurité, via le Patch Tuesday, de l’ensemble des éditions de l’OS jusqu’à la date de fin de vie prévue le 14 octobre 2025. A noter que les versions LTSC (Long-Term Servicing Channel) bénéficieront d’une prise en charge au-delà de cette date.
L’annonce de ce calendrier est un signal envoyé aux entreprises afin qu’elles réfléchissent à la migration vers Windows 11. Selon Ranjit Atwal, directeur de recherche chez Gartner, beaucoup de sociétés prévoient cette bascule, « mais la fin des mises à jour des fonctionnalités de Windows 10 pourraient encourager les entreprises les plus lentes dans certains secteurs à adopter le dernier OS ». Il rappele par exemple que « les administrations et les banques, parfois à la traîne, pourraient être incitées à revoir leur feuille de route et que cette migration doit être planifiée plus tôt que plus tard ».
Le consultant constate que, « les entreprises sont dĂ©jĂ  sur la voie de la migration vers Windows 11 au cours du second semestre de cette annĂ©e, jusqu’en 2024 ». Pour offrir plus de visibilitĂ© dans cette planification Microsoft a annoncĂ© via le blog que la prochaine mise Ă  jour fonctionnelle de Windows 11 LTSC (version Enterprise et IoT Enterprise) est prĂ©vue au second semestre 2024. Reste que Windows 10 est encore très populaire Ă  en croire le taux d’utilisation de 73% sur les PC relevĂ© par StatCounter GlobalStats.