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Sécurité informatique

Akamai pointe les malwares exploitant le trafic DNS

Un rapport d’Akamai souligne l’ampleur des menaces liĂ©es aux logiciels malveillants, tout en pointant les dangers des menaces spĂ©cifiques Ă  l’infrastructure DNS.
Selon un rapport du fournisseur de cloud et de rĂ©seau de diffusion de contenu Akamai, au cours de chaque trimestre de l’annĂ©e dernière, le trafic DNS des rĂ©seaux de 10 Ă  16 % des entreprises Ă©tait dirigĂ© vers des serveurs de commande et de contrĂ´le (C2) associĂ©s Ă  des botnets connus et Ă  diverses autres menaces de logiciels malveillants. Et plus d’un quart de ce trafic Ă©tait dirigĂ© vers des serveurs appartenant Ă  des courtiers d’accès initiaux, les Initial Access Brokers (IAB), c’est-Ă -dire des cyberpirates qui vendent Ă  d’autres criminels l’accès aux rĂ©seaux d’entreprise indique encore le rapport. « En analysant le trafic DNS malveillant des entreprises et des particuliers, nous avons pu repĂ©rer plusieurs contaminations et campagnes, comme la propagation de FluBot, un malware basĂ© sur Android qui se dĂ©place d’un pays Ă  l’autre dans le monde, ainsi que la prĂ©valence de divers groupes de cybercriminels visant les entreprises », a dĂ©clarĂ© Akamai. « Le meilleur exemple est peut-ĂŞtre la prĂ©sence significative de trafic C2 liĂ© aux courtiers d’accès initiaux (IAB) qui pĂ©nètrent dans les rĂ©seaux d’entreprise et monĂ©tisent l’accès en le vendant Ă  d’autres, notamment les groupes de ransomware en tant que service (RaaS) », a ajoutĂ© le fournisseur. Étant donnĂ© la vaste infrastructure DNS qu’il exploite pour son rĂ©seau de diffusion de contenu CDN (Content Delivery Network) mondial et d’autres services de cloud et de sĂ©curitĂ©, Akamai peut observer jusqu’Ă  sept trillions de requĂŞtes DNS par jour. Comme les requĂŞtes DNS essayent de rĂ©soudre l’adresse IP d’un nom de domaine, le fournisseur peut mettre en correspondance les requĂŞtes provenant de rĂ©seaux d’entreprise ou d’utilisateurs privĂ©s avec des domaines malveillants connus, en particulier ceux qui hĂ©bergent des pages de phishing, diffusent des malwares ou sont utilisĂ©s Ă  des fins de C2.
Un grand nombre de terminaux potentiellement affectés 
Selon les donnĂ©es, entre 9 et 13 % de tous les dispositifs qu’Akamai a pu voir en train d’effectuer des requĂŞtes DNS chaque trimestre, ont essayĂ© d’atteindre un domaine desservant des logiciels malveillants. Entre 4 et 6 % ont essayĂ© de rĂ©soudre des domaines d’hameçonnage connus et entre 0,7 et 1 % ont essayĂ© de rĂ©soudre des domaines C2. Ă€ première vue, le pourcentage de domaines C2 peut sembler faible par rapport aux domaines de malwares, mais cela concerne un très grand nombre de terminaux, capables de gĂ©nĂ©rer 7 billions de requĂŞtes DNS par jour. Une requĂŞte vers un domaine hĂ©bergeant des malwares ne veut pas nĂ©cessairement dire que la compromission est rĂ©ussie, car le malware peut ĂŞtre dĂ©tectĂ© et bloquĂ© avant qu’il ne s’exĂ©cute sur l’appareil. Cependant, une requĂŞte vers un domaine C2 suggère une infection active par un malware. Un seul dispositif compromis sur un rĂ©seau d’entreprise comportant des milliers ou des dizaines de milliers de dispositifs peut dĂ©boucher sur une prise de contrĂ´le complète du rĂ©seau, comme dans la plupart des cas de ransomware, en raison des techniques de mouvement latĂ©ral employĂ©es par les attaquants pour passer d’un système interne Ă  l’autre. ConsultĂ©es par entreprises, les donnĂ©es C2 DNS d’Akamai montrent que plus d’une entreprise sur 10 a subi une compromission active l’an dernier. « Sur la base de nos donnĂ©es DNS, nous avons constatĂ© que plus de 30 % des entreprises analysĂ©es ayant un trafic C2 malveillant appartiennent au secteur manufacturier », ont dĂ©clarĂ© les chercheurs d’Akamai. « Mais des entreprises des secteurs des services aux entreprises (15 %), de la haute technologie (14 %) et du commerce (12 %) ont Ă©galement Ă©tĂ© touchĂ©es. Les deux principaux secteurs verticaux dans nos donnĂ©es DNS (industrie manufacturière et services aux entreprises) sont aussi les principaux secteurs touchĂ©s par le ransomware Conti », ont-ils ajoutĂ©. 

Le podium malwares remonté par Akamai aligne Pykspa, Flubot et Mirai. (Crédit Akamai)
44 % du trafic malveillant issu des réseaux de zombies 
Akamai a dĂ©composĂ© le trafic C2 en plusieurs catĂ©gories : rĂ©seaux de zombies, courtiers d’accès initial (IAB), Infostealers, ransomware, chevaux de Troie d’accès Ă  distance (Remote Access Trojan, RAT) et autres. Avec 44 % du trafic C2 malveillant, les rĂ©seaux de zombies constituent la catĂ©gorie la plus importante, sans mĂŞme prendre en compte certains rĂ©seaux de zombies importants comme Emotet ou Qakbot, dont les opĂ©rateurs vendent l’accès Ă  des systèmes et qui entrent donc dans la catĂ©gorie des courtiers d’accès initiaux IAB. Cependant, la plupart des rĂ©seaux de zombies peuvent techniquement ĂŞtre utilisĂ©s pour fournir des charges utiles supplĂ©mentaires de malwares et mĂŞme si leurs propriĂ©taires ne vendent pas publiquement ce service, certains ont conclu des accords privĂ©s. Par exemple, le botnet TrickBot avait un accord privĂ© avec les cybercriminels Ă  l’origine du ransomware Ryuk. 
Le plus grand botnet observĂ© par Akamai dans le trafic C2 provenant d’environnements d’entreprise est QSnatch. Celui-ci s’appuie sur un logiciel malveillant pour infecter spĂ©cifiquement le firmware des pĂ©riphĂ©riques de stockage NAS QNAP obsolètes. QSnatch est apparu pour la première fois en 2014 et reste actif Ă  ce jour. Selon un avis de l’Agence de cybersĂ©curitĂ© et de sĂ©curitĂ© des infrastructures (Cybersecurity and Infrastructure Security Agency, CISA), Ă  la mi-2020, il y avait plus de 62 000 appareils infectĂ©s dans le monde. QSnatch bloque les mises Ă  jour de sĂ©curitĂ© et est utilisĂ© pour l’extraction d’identifiants, l’enregistrement de mots de passe, l’accès Ă  distance et l’exfiltration de donnĂ©es. Les IAB constituent la deuxième catĂ©gorie la plus importante dans le trafic DNS C2 – les menaces les plus importantes dans ce groupe Ă©manent d’Emotet, avec 22 % de tous les appareils infectĂ©s, et Qakbot, avec 4 %. Emotet est l’un des botnets les plus importants et les plus anciens. Il est utilisĂ© par de nombreux groupes cybercriminels pour l’accès initial aux rĂ©seaux d’entreprise. De plus, au fil des ans, Emotet a Ă©tĂ© utilisĂ© pour dĂ©ployer d’autres rĂ©seaux de zombies, notamment TrickBot et Qakbot. 
Des malwares liés à des gangs connus
En 2021, les autoritĂ©s policières de plusieurs pays, dont les États-Unis, le Royaume-Uni, le Canada, l’Allemagne et les Pays-Bas, ont rĂ©ussi Ă  prendre le contrĂ´le de l’infrastructure de commande et de contrĂ´le du rĂ©seau de zombies. Cependant, son dĂ©mantèlement a Ă©tĂ© de courte durĂ©e, et le botnet est dĂ©jĂ  rĂ©apparu sous une nouvelle itĂ©ration. Emotet, qui Ă©tait Ă  l’origine un cheval de Troie bancaire en ligne, s’est transformĂ© en plateforme de diffusion de logiciels malveillants. Elle offre de multiples modules qui permettent Ă  ses opĂ©rateurs de voler des courriels, de lancer des attaques DDoS et bien d’autres choses encore. Emotet entretenait Ă©galement des relations connues avec des gangs de ransomware, notamment Conti. Comme Emotet, Qakbot est un autre botnet utilisĂ© pour diffuser des charges utiles supplĂ©mentaires et entretenir des relations avec des gangs de ransomwares, comme Black Basta. Le malware est Ă©galement connu pour exploiter l’outil de test de pĂ©nĂ©tration Cobalt Strike pour disposer de plus de fonctionnalitĂ©s et d’une persistance supplĂ©mentaire, ainsi que des capacitĂ©s de vol d’informations. MĂŞme si l’on sait que les botnets diffusent des ransomwares, une fois dĂ©ployĂ©s, ces programmes ont leurs propres C2, aussi reprĂ©sentĂ©s dans les donnĂ©es DNS d’Akamai. Plus de 9 % des dispositifs ayant gĂ©nĂ©rĂ© un trafic C2 l’ont fait vers des noms de domaine associĂ©s Ă  des menaces de ransomware connues. Parmi ceux-ci, REvil et LockBit Ă©taient les plus courants. 
Une analyse rĂ©cente de la mĂ©thodologie des groupes de ransomware modernes, comme Conti, a montrĂ© que les attaquants sophistiquĂ©s demandent souvent Ă  des opĂ©rateurs de travailler « les mains sur clavier » afin de faire progresser rapidement et efficacement une attaque », ont dĂ©clarĂ© les chercheurs d’Akamai. « La capacitĂ© Ă  visualiser et Ă  bloquer le trafic C2 peut s’avĂ©rer essentielle pour mettre fin Ă  une attaque en cours », ont-ils ajoutĂ©. Avec 16 % des dispositifs observĂ©s par Akamai, les Infostealers constituent la troisième catĂ©gorie la plus populaire de trafic C2. Comme leur nom l’indique, ces programmes malveillants sont utilisĂ©s pour voler des informations, par exemple des noms d’utilisateur et des mots de passe de divers services, des cookies d’authentification stockĂ©s dans les navigateurs et d’autres informations d’identification stockĂ©es localement dans d’autres applications, qui peuvent s’avĂ©rer prĂ©cieuses pour les attaquants et favoriser d’autres attaques. Ramnit, un Infostealers modulaire, Ă©galement utilisĂ© pour dĂ©ployer d’autres malwares, Ă©tait la principale menace observĂ©e dans cette catĂ©gorie. Parmi les autres menaces notables observĂ©es dans le trafic C2 figurent Cobalt Strike, le RAT Agent Tesla, le ver Pykspa et le virus polymorphe Virut. 

Sécurité informatique

Dossier : l’observabilitĂ© pour une gestion proactive de tous les environnements

Depuis deux ans, l’observabilitĂ© est devenue un mot très tendance et fait de l’ombre Ă  la supervision traditionnelle issue des OpenView et autre Tivoli. Ă€ terme, il est mĂŞme fort Ă  parier que l’observabilitĂ© remplace la supervision. Mais bien au-delĂ  de la supervision, l’observabilitĂ© ne fera Ă©galement plus qu’un avec la gestion des performances des applications (APM), le suivi de celles du rĂ©seau et le SIEM pour la monitoring des Ă©vènements de sĂ©curitĂ©. Bref, une plateforme complète capable de tout surveiller et qui a cet avantage d’Ă©liminer les silos applicatifs d’accès aux donnĂ©es dans l’entreprise. Les promesses de l’observabilitĂ© tiennent dĂ©jĂ  dans sa collecte automatisĂ©e des donnĂ©es, mais aussi dans ses recommandations via l’IA et des algorithmes capables d’identifier la cause des problèmes existants, et mĂŞme prĂ©venir ceux Ă  venir. Selon nos interlocuteurs interrogĂ©s dans ce dossier, les entreprises s’intĂ©ressent de plus en plus Ă  l’observabilitĂ©, car elles y trouvent un bon moyen d’identifier les problèmes et d’amĂ©liorer les performances du système. Et, ce, dans des environnements hybrides et de plus en plus complexes. Pour le cabinet Gartner, en 2026, 70 % des entreprises exploiteront des solutions d’observabilitĂ©, afin d’accĂ©lĂ©rer leur prise de dĂ©cisions, et ainsi gagner un avantage concurrentiel non nĂ©gligeable.

Sécurité informatique

Le ransomware IceFire mute pour cibler les environnements Linux

Connu pour ne cibler que les systèmes Windows, le ransomware IceFire s’en prend maintenant aux environnements Linux. Pour cela, il exploite une faille dans le partage de fichiers Aspera Faspex d’IBM.
La division de recherche SentinelLabs de l’éditeur Sentinel One a identifiĂ© une version Linux du ransomware IceFire, Celui-ci exploite une vulnĂ©rabilitĂ© rĂ©fĂ©rencĂ©e CVE-2022-47986 du logiciel de partage de fichiers Aspera Faspex d’IBM, corrigĂ©e rĂ©cemment. Jusqu’Ă  prĂ©sent, le malware IceFire ne ciblait que les systèmes Windows, mais sa mutation utilise une extension iFire qui se concentre dĂ©sormais sur les systèmes d’entreprise Linux, comme l’avait signalĂ© en octobre le groupe de chercheurs indĂ©pendants en cybersĂ©curitĂ© MalwareHunterTeam spĂ©cialisĂ© dans l’analyse et le suivi des menaces. Les cibles ont Ă©galement changé : alors que IceFire visait les entreprises IT, la variante Linux attaque des sociĂ©tĂ©s du secteur des mĂ©dias et du divertissement.
Selon le rapport de SentinelLabs, les tactiques des attaquants sont conformes Ă  celles des familles de ransomwares « big-game hunting » (chasse au gros) qui impliquent une double extorsion, des attaques contre les grands comptes, l’utilisation de nombreux mĂ©canismes de persistance et des tactiques d’Ă©vasion comme la suppression des fichiers log. On parle de double extorsion quand les attaquants volent des donnĂ©es tout en les chiffrant, et demandent gĂ©nĂ©ralement une rançon plus Ă©levĂ©e.
CaractĂ©ristiques de la variante Linux d’IceFire
La version Linux d’IceFire est un fichier binaire ELF (exĂ©cutable et lisible) de 2,18 Mo, 64 bits, compilĂ© avec le logiciel open source GCC (GNU compiler collection) pour l’architecture du processeur système AMD64. La charge utile fonctionne Ă©galement avec succès sur les distributions Ubuntu et Debian basĂ©es sur Intel. La version Linux d’IceFire a Ă©tĂ© dĂ©ployĂ©e sur des hĂ´tes utilisant CentOS, une distribution Linux Ă  code open source, qui utilisait une version vulnĂ©rable du logiciel de serveur de fichiers IBM Aspera Faspex.
Grâce Ă  cet exploit, le système a tĂ©lĂ©chargĂ© les charges utiles IceFire et les a exĂ©cutĂ©es pour chiffrer les fichiers et les renommer en y ajoutant l’extension « .ifire », après quoi la charge utile a Ă©tĂ© conçue de telle façon qu’elle se supprime elle-mĂŞme pour Ă©viter d’ĂŞtre dĂ©tectĂ©e. La charge utile IceFire Linux est programmĂ©e pour exclure le chiffrement de certains fichiers et chemins critiques pour le système, notamment les extensions de fichiers .cfg, .o, .sh, .img, .txt, .xml, .jar, .pid, .ini, .pyc, .a, .so, .run, .env, .cache, .xmlb, et p ; et les chemins /boot, /dev, /etc, /lib, /proc, /srv, /sys, /usr, /var, /run. Ainsi, les parties critiques des systèmes ne sont pas cryptĂ©es et restent opĂ©rationnelles. Une autre tactique observĂ©e dans la variante Linux d’IceFire est l’exploitation d’une vulnĂ©rabilitĂ© au lieu de la diffusion traditionnelle par le biais de messages d’hameçonnage ou de l’utilisation de certains frameworks tiers de post-exploitation, notamment Empire, Metaspoilt et Cobalt Strike.
Cryptage RSA et réseau Tor
Les charges utiles IceFire sont hĂ©bergĂ©es sur le droplet DigitalOcean, une machine virtuelle hĂ©bergĂ©e sur la plateforme cloud DigitalOcean utilisant l’adresse IP 159.65.217.216. Les chercheurs de SentinelLabs recommandent d’utiliser des caractères gĂ©nĂ©riques pour cette adresse IP Digital Ocean au cas oĂą les acteurs changeraient de domaine de livraison. Autrement appelĂ© « wildcarding », l’usage de caractères gĂ©nĂ©riques revient Ă  utiliser un caractère de remplacement dans une politique de sĂ©curitĂ© ou une règle de configuration pour couvrir plusieurs dispositifs. Le payload d’IceFire utilise un algorithme de chiffrement RSA avec une clĂ© publique RSA codĂ©e en dur dans le binaire.
« De plus, la charge utile dĂ©pose une note de rançon Ă  partir d’une ressource intĂ©grĂ©e dans le binaire et l’Ă©crit dans chaque rĂ©pertoire ciblĂ© pour le chiffrement des fichiers », ajoute le rapport. Le message de demande de rançon d’IceFire comprend un nom d’utilisateur et un mot de passe prĂ©dĂ©finis qui doivent ĂŞtre utilisĂ©s pour accĂ©der au site web de paiement de la rançon, lequel est hĂ©bergĂ© sur un service cachĂ© Tor (les sites web et les services sont hĂ©bergĂ©s sur le rĂ©seau dĂ©centralisĂ© Tor pour permettre une navigation anonyme). Par rapport Ă  Windows, Linux prĂ©sente plus de difficultĂ©s pour les ransomwares, en particulier Ă  grande Ă©chelle – de nombreux systèmes Linux sont des serveurs, moins sensibles aux mĂ©thodes d’infection courantes comme le phishing ou les tĂ©lĂ©chargements « drive-by ». C’est pourquoi les attaquants ont eu recours Ă  l’exploitation de vulnĂ©rabilitĂ©s dans les applications, comme l’a montrĂ© le groupe de ransomwares IceFire, qui a utilisĂ© la vulnĂ©rabilitĂ© d’IBM Aspera pour dĂ©ployer ses charges utiles.

Sécurité informatique

AT&T alerte sur une violation de données touchant 9 millions de clients

Une dĂ©faillance de sĂ©curitĂ© en janvier d’un fournisseur de l’opĂ©rateur tĂ©lĂ©com amĂ©ricain AT&T a dĂ©bouchĂ© sur un exposition de donnĂ©es clients. Des prĂ©noms, des numĂ©ros de compte, des numĂ©ros de tĂ©lĂ©phone mobiles ainsi que des adresses e-mail sont concernĂ©s.
AT&T a informĂ© ses clients d’une violation de donnĂ©es dans le système d’un fournisseur qui a permis aux pirates d’accĂ©der aux informations rĂ©seau propriĂ©taire d’AT&T. L’incident a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ© après que les clients ont publié sur les forums de la communautĂ© un message envoyĂ© en masse pour savoir s’il s’agissait d’une tentative de compromission. « Nous avons rĂ©cemment dĂ©terminĂ© qu’une personne non autorisĂ©e a pĂ©nĂ©trĂ© dans le système d’un fournisseur et a eu accès Ă  vos informations rĂ©seau propriĂ©taire (CPNI) », a prĂ©venu AT&T.
Des donnĂ©es de près de 9 millions de clients ont pu ĂŞtre consultĂ©es par les attaquants, comme l’a indiquĂ© la sociĂ©tĂ© Ă  Bleeping Computer. Les CPNI sont des informations que les entreprises de tĂ©lĂ©communications aux États-Unis acquièrent sur les abonnĂ©s et les services qu’ils utilisent, le montant de leurs factures, les usages de leurs lignes, etc. Ces informations sont utilisĂ©es par des fournisseurs de communication tiers Ă  des fins de marketing. L’accès aux informations CPNI nĂ©cessite gĂ©nĂ©ralement un mandat d’une autoritĂ© judiciaire. « Dans notre secteur, les CPNI sont des informations liĂ©es aux services de tĂ©lĂ©communications que vous nous achetez, tels que le nombre de lignes sur votre compte ou le forfait sans fil auquel vous ĂŞtes abonnĂ© », a dĂ©clarĂ© AT&T dans un e-mail envoyĂ© aux clients concernĂ©s. L’opĂ©rateur leur a assurĂ© qu’aucune des informations personnelles ou financières sensibles – telles que le numĂ©ro de sĂ©curitĂ© sociale ou les informations de carte de crĂ©dit – ont Ă©tĂ© consultĂ©es.
Une vulnérabilité corrigée
Le fournisseur marketing d’AT&T concernĂ© a subi un incident de sĂ©curitĂ© en janvier. Les donnĂ©es CPNI exposĂ©es des clients de l’opĂ©rateur comprenaient des prĂ©noms, des numĂ©ros de compte, des numĂ©ros de tĂ©lĂ©phone mobiles et des adresses e-mail. Certains clients concernĂ©s ont Ă©galement vu leurs soldes de factures, montants mensuels et frais mensuels et/ou minutes accĂ©dĂ©s, a dĂ©clarĂ© AT&T, ajoutant que les informations dataient de plusieurs annĂ©es.
Dans son e-mail aux clients concernĂ©s, la sociĂ©tĂ© a confirmĂ© que le fournisseur marketing avait corrigĂ© la vulnĂ©rabilitĂ©. AT&T a Ă©galement informĂ© les agences fĂ©dĂ©rales et la police de l’incident. « Notre rapport aux autoritĂ©s judiciaires ne contient pas d’informations spĂ©cifiques sur votre compte, seulement que l’accès non autorisĂ© s’est produit », a dĂ©clarĂ© AT&T dans son e-mail. La sociĂ©tĂ© a Ă©galement proposĂ© aux clients la possibilitĂ© d’ajouter gratuitement un niveau de sĂ©curitĂ© supplĂ©mentaire Ă  leur mot de passe.
Les services télécoms régulièrement ciblés
Les cyberattaques visant l’industrie des tĂ©lĂ©communications montent en flèche, et plusieurs chercheurs en sĂ©curitĂ© ont prĂ©dit que ce serait une prĂ©occupation majeure en 2023. Cela est spĂ©cifiquement dĂ» Ă  l’utilisation accrue des terminaux IoT, Ă  la poussĂ©e vers la 5G et aux conditions gĂ©opolitiques, alors que les opĂ©rateurs fournissent des infrastructures critiques pour les Etats. Au cours des trois premiers mois de l’annĂ©e, ces fournisseurs ont dĂ©jĂ  signalĂ© plusieurs incidents de cybersĂ©curitĂ©. Le 6 janvier, un pirate a affirmĂ© avoir dĂ©celĂ© un stockage cloud non sĂ©curisĂ© d’un fournisseur tiers contenant 37 millions d’enregistrements de clients AT&T. Le cybercriminel a partagĂ© un Ă©chantillon de 5 millions d’enregistrements.
Au cours du mĂŞme mois, T-Mobile a subi un incident de cybersĂ©curitĂ© qui a entraĂ®nĂ© l’exposition des donnĂ©es personnelles de 37 millions d’utilisateurs. Les informations client telles que le nom, l’adresse de facturation, l’e-mail, le numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone, la date de naissance, le numĂ©ro de compte T-Mobile et des informations telles que le nombre de lignes sur le compte et les fonctionnalitĂ©s de l’abonnement, ont Ă©tĂ© exposĂ©es. Le mois dernier, une liste d’employĂ©s comprenant les noms et les adresses Ă©lectroniques de l’entreprise de tĂ©lĂ©communications canadienne Telus, a Ă©tĂ© mise en vente sur un forum de violation de donnĂ©es par des cyberpirates.

Sécurité informatique

Les développeurs ne protègent pas assez les secrets

Selon le dernier rapport State of Secrets Sprawl 2023 de GitGuardian, l’annĂ©e 2022 a Ă©tĂ© particulièrement riche en fuite de secrets. Deux raisons Ă  cela : leur multiplication et la mauvaise habitude de les coder en dur.
Avec 10 millions de nouveaux secrets dĂ©couverts dans les commits GitHub publics en 2022, le nombre de secrets codĂ©s en dur dĂ©tectĂ©s a augmentĂ© de 67 % l’an dernier par rapport Ă  2021. C’est ce que rĂ©vèle le rapport State of Secrets Sprawl 2023 de GitGuardian selon lequel cette pratique menace la sĂ©curitĂ© de la supply chain logiciel. Elle expose Ă  des risques de sĂ©curitĂ© importants, car les identifiants sont souvent stockĂ©s en texte clair, ce qui permet aux pirates de les extraire plus facilement du code source. Les secrets peuvent Ă©galement ĂŞtre divulguĂ©s ou exposĂ©s par inadvertance via d’autres failles de sĂ©curitĂ© comme l’injection de code ou les fuites de donnĂ©es.
2022 : une année très riche en fuite de secrets
En analysant plus d’un milliard de commits GitHub, GitGuardian a constatĂ© qu’un grand nombre de secrets avaient fuitĂ© l’annĂ©e dernière. Sur les 13,3 millions d’auteurs distincts ayant poussĂ© du code sur GitHub en 2022, 1,35 million ont accidentellement exposĂ© un secret, tandis que 5,5 commits sur 1 000 ont exposĂ© au moins un secret, soit une augmentation de 50 % par rapport Ă  2021, selon le rapport. GitGuardian a classĂ© les secrets en deux catĂ©gories : les spĂ©cifiques et les gĂ©nĂ©riques. Les premiers correspondent Ă  des secrets reconnaissables comme des clĂ©s d’accès AWS ou des identifiants de base de donnĂ©es MongoDB. Les secrets spĂ©cifiques reprĂ©sentent 33 % des secrets dĂ©tectĂ©s dans le cadre de la recherche.
Les gĂ©nĂ©riques eux reprĂ©sentent 67 % des secrets dĂ©tectĂ©s. Ils correspondant Ă  des secrets comme le courrier Ă©lectronique d’une entreprise et les mots de passe codĂ©s en dur dans un fichier. Les principaux secrets spĂ©cifiques dĂ©tectĂ©s en 2022 par GitGuardian sont : google_api_key, private_key_rsa, private_key_generic, googlecloud_keys et postgresql_credentials. « Les mots de passe, les secrets Ă  haute entropie et les noms d’utilisateur/mots de passe sont les secrets gĂ©nĂ©riques les plus frĂ©quents », a dĂ©clarĂ© GitGuardian. Le rapport cite des exemples rĂ©cents de secrets exploitĂ©s dans des attaques contre Uber et CircleCI, de rĂ©fĂ©rentiels de code source volĂ©s affectant des entreprises comme LastPass, Microsoft, Okta et Samsung, et de secrets exposĂ©s publiquement affectant Android, Toyota et Infosys.
Une menace pour la supply chain logiciel
Selon le rapport, les secrets codĂ©s en dur et la prolifĂ©ration des secrets constituent des menaces importantes pour la sĂ©curitĂ© de le dĂ©veloppement logiciel. « Les secrets peuvent ĂŞtre dĂ©voilĂ©s de plusieurs façons, et le code source est un atout qui peut rapidement ĂŞtre perdu au profit des sous-traitants et, bien sĂ»r, du vol de code source. Les discussions et les activitĂ©s relatives au partage de secrets d’API sur le dark web reprĂ©sentent Ă©galement un problème croissant », ajoute le rapport. « Un phĂ©nomène relativement nouveau, apparu depuis quelques annĂ©es, est celui des discussions autour du vol et de la vente de clĂ©s d’API sur le darknet, et nous pensons qu’elles devraient continuent Ă  se dĂ©velopper », indique encore GitGuardian. « Les acteurs de la menace qui cherchent Ă  Ă©tendre plus largement la distribution de logiciels malveillants en compromettant la supply chain ont aussi discutĂ© d’identifiants et de points de pivot provenant de rĂ©fĂ©rentiels ouverts », poursuivent les experts.
« Le principal problème est qu’un secret codĂ© en dur est non seulement difficile Ă  modifier – ce qui est une caractĂ©ristique très souhaitable Ă  la fois pour des raisons de sĂ©curitĂ© et des raisons non liĂ©es Ă  la sĂ©curitĂ© comme les mises Ă  niveau de l’infrastructure – mais il peut Ă©galement ĂŞtre exposĂ© Ă  toute personne ayant accès au code source », a expliquĂ© Fernando Montenegro, analyste principal d’Omdia. C’est un problème important, car un pirate pourrait utiliser ces informations pour se faire passer pour quelqu’un d’autre ou pour obtenir d’autres informations sensibles sur l’environnement », a-t-il ajoutĂ©. « Les consĂ©quences peuvent aller de rĂ©sultats d’audit nĂ©gatifs Ă  la compromission complète de l’infrastructure et Ă  l’exfiltration massive de donnĂ©es. Aujourd’hui, il est courant de retrouver ces secrets dans des systèmes de contrĂ´le du code source comme Git, ce qui les expose potentiellement Ă  un plus grand nombre de personnes, voire au grand public », a encore dĂ©clarĂ© Fernando Montenegro. « Les secrets codĂ©s en dur peuvent ĂŞtre exposĂ©s et compromis et constituent une menace interne avec des ressources familières avec les secrets », a reconnu Sohail Iqbal, RSSI de Veracode. « Les secrets codĂ©s en dur dans les produits commerciaux ouvrent la voie Ă  des attaques DDoS Ă  grande Ă©chelle. Un nombre important d’attaques croissantes de la supply chain indique un risque Ă©levĂ© pour les pipelines CI/CD avec des secrets intĂ©grĂ©s », a ajoutĂ© le RSSI.
Des stratégies pour se protéger
« Les entreprises doivent comprendre que le code source est l’un de leurs actifs les plus prĂ©cieux et qu’il doit ĂŞtre protĂ©gé », conclut le rapport. « La toute première Ă©tape consiste Ă  obtenir un audit clair de la posture de sĂ©curitĂ© de l’entreprise en ce qui concerne les secrets : OĂą et comment sont-ils utilisĂ©s ? OĂą fuient-ils ? Comment se prĂ©parer au pire ? Comme beaucoup d’autres problèmes de sĂ©curitĂ©, une mauvaise hygiène en matière de secrets implique le trio habituel personnes-processus-outils. Les entreprises qui souhaitent maĂ®triser la prolifĂ©ration des secrets doivent travailler simultanĂ©ment sur tous ces fronts », ajoute encore le rapport. « La dĂ©tection et l’attĂ©nuation des secrets codĂ©s en dur peuvent se faire Ă  diffĂ©rents niveaux en adoptant une approche Shift-Left pour construire une dĂ©fense en profondeur tout au long du cycle de dĂ©veloppement », a ajoutĂ© GitGuardian.
Parmi les stratégies utiles, on peut citer :
– La surveillance des commits et des demandes de fusion/extraction en temps rĂ©el pour tous les rĂ©fĂ©rentiels avec l’intĂ©gration native VCS ou CI.
– L’activation des vĂ©rifications avant rĂ©ception pour renforcer les rĂ©fĂ©rentiels centraux contre les fuites.
– Une planification Ă  plus long terme afin de dĂ©velopper une stratĂ©gie pour traiter les incidents dĂ©couverts grâce Ă  l’analyse historique.
– La mise en Ĺ“uvre d’un programme de champions de la sĂ©curitĂ© des secrets.
« Concevoir des environnements qui n’utilisent pas de secrets codĂ©s en dur devrait ĂŞtre une prioritĂ© pour la plupart des entreprises », a ajoutĂ© M. Montenegro. « Les solutions varient, y compris les outils de gestion des secrets, l’examen du code source et bien d’autres choses encore. La première Ă©tape est de faire comprendre partout au sein de l’entreprise – des dĂ©veloppeurs et des ingĂ©nieurs en sĂ©curitĂ© jusqu’Ă  leurs chaĂ®nes de gestion respectives – que les secrets codĂ©s en dur sont un dĂ©faut de conception de sĂ©curitĂ© qu’il faut impĂ©rativement corriger ».

Sécurité informatique

Top départ au déploiement de la double authentification chez GitHub

GitHub va commencer Ă  sĂ©lectionner des comptes pour l’inscription Ă  l’authentification Ă  deux facteurs la semaine prochaine. Une procĂ©dure gĂ©nĂ©ralisĂ©e d’ici la fin de l’annĂ©e.
Suite Ă  un engagement pris l’annĂ©e dernière, Github commencera le 13 mars Ă  mettre en place progressivement les exigences d’authentification Ă  deux facteurs (2FA) pour les dĂ©veloppeurs contribuant au code du site de dĂ©pĂ´t de code populaire. Tous les dĂ©veloppeurs devront s’y conformer d’ici la fin de l’annĂ©e. Les petits comptes devront s’inscrire Ă  2FA Ă  partir de la semaine prochaine, GitHub commençant la phase de sĂ©lection pour l’inscription, a annoncĂ© la sociĂ©tĂ© le 9 mars. Les personnes choisies seront informĂ©es par e-mail et verront une bannière sur GitHub.com leur demandant de s’inscrire. Les utilisateurs auront 45 jours pour configurer 2FA sur leurs comptes. 
En exigeant ce renforcement d’authentification, GitHub tente de sĂ©curiser le dĂ©veloppement de logiciels en amĂ©liorant la sĂ©curitĂ© des comptes. Ceux-ci sont frĂ©quemment ciblĂ©s pour l’ingĂ©nierie sociale et la prise de contrĂ´le de compte, a dĂ©clarĂ© GitHub. Les utilisateurs peuvent choisir entre des mĂ©thodes 2FA telles que TOTP (Time-based One-Time Password), SMS (Short Message Service), clĂ©s de sĂ©curitĂ© ou GitHub Mobile. La filiale de Microsoft conseille d’utiliser des clĂ©s de sĂ©curitĂ© et des TOTP dans la mesure du possible, le SMS n’offrant pas le mĂŞme niveau de protection et n’est d’ailleurs plus recommandĂ© par le NIST 800-63B, a prĂ©cisĂ© la sociĂ©tĂ©.
TOTP, SMS et bientôt Passkeys supportés
GitHub a notĂ© que les utilisateurs peuvent avoir Ă  la fois une application d’authentification (TOTP) et un numĂ©ro SMS. Les utilisateurs verront une invite après 28 jours leur demandant d’activer le 2FA et de confirmer leurs paramètres. L’invite aidera Ă  Ă©viter le verrouillage du compte en raison d’applications d’authentification mal configurĂ©es. Les utilisateurs peuvent dissocier leur adresse e-mail du compte GitHub Ă  deux facteurs s’ils ne parviennent pas Ă  se connecter ou Ă  le rĂ©cupĂ©rer. De plus, la technologie Passkeys, qui remplace les mots de passe, est testĂ©e en interne. GitHub pense que cette technologie combinera la facilitĂ© d’utilisation avec une authentification forte et rĂ©sistante au phishing.

Sécurité informatique

Un RGPD chinois pour rationaliser la gouvernance des données

Après l’Europe, la Californie,l’Australie et le BrĂ©sil, la Chine compte mettre en place une rĂ©glementation et un organisme de rĂ©gulation chargĂ©e de rationaliser les règles de gouvernance des donnĂ©es : un RGPD chinois matinĂ©e de Cnil. Cet organisme regroupera toutes les questions liĂ©es aux donnĂ©es au sein d’une seule entitĂ©, ce qui devrait permettre de rationaliser et de clarifier les rĂ©glementations en matière de donnĂ©es pour les entreprises multinationales.  
« Le gouvernement chinois s’est engagé à aider les sociétés opérant sur le marché intérieur, qu’il s’agisse d’entreprises multinationales ou locales, à identifier, consommer et protéger les données en matière de sécurité, de confidentialité et de souveraineté tout au long de leur cycle de vie, grâce à une série de réglementations établies telles que la loi sur la cybersécurité (CSL), la loi sur la sécurité des données (DSL) et la loi sur la protection des informations personnelles (PIPL), qui est similaire au GDPR de l’Union européenne », a déclaré Charlie Dai, directeur de recherche au sein du cabinet d’analyse Forrester. Cet organisme de régulation des données que la Chine serait sur le point de créer devrait clarifier et établir de nouvelles règles de souveraineté des données pour les entreprises multinationales et accélérer les initiatives basées sur la technologie telles que les services d’administration publique construits sur les données anonymes des citoyens. L’Administration du cyberespace de Chine, le ministère de l’industrie et des Technologies de l’Information, ainsi que la Commission nationale du développement et de la réforme se partagent actuellement la responsabilité de la gouvernance des données dans le pays.  
Cette agence gouvernementale rationalisera les politiques de gouvernance des données dans le pays, dans un contexte de confusion croissante de la part des entreprises qui ont affaire à de multiples organes présidant à différents aspects de la gouvernance des données à l’intérieur des frontières du pays, selon un article du Wall Street Journal citant des sources familières avec ces questions. « Les bureaux de big data au niveau provincial ont été établis depuis des années, et ce bureau national aidera à la coordination et à la gouvernance du point de vue du gouvernement central », a ajouté M. Dai. La décision finale de créer l’organisme de régulation devrait être examinée lors de la session annuelle de l’Assemblée nationale populaire qui se tient jusqu’au 13 mars, selon le rapport du Wall Street Journal.  
Accélérer les initiatives numériques  
Le président chinois Xi Jinping promeut l’idée d’une économie numérique afin de concurrencer les autres nations au niveau mondial. Selon Sam Higgins, analyste principal chez Forrester, le futur bureau de surveillance des données accélérera les initiatives telles que les services gouvernementaux en ligne basés sur les données. « Il est important de noter que la création d’une agence nationale des données en Chine imite la création similaire d’organismes de réglementation dans la région et dans le monde entier visant à accélérer les initiatives numériques en tirant mieux parti des vastes ressources de données des gouvernements du monde entier », a déclaré M. Higgins, citant l’exemple de l’Australie qui a créé la Commission nationale des données en 2021. En Inde, le gouvernement a déclaré qu’il mettrait ses systèmes de gestion de l’identité et de paiement numérique à la disposition d’autres nations via des API ouvertes, dans le cadre du projet Indiastack.global. 

L’institut d’Ă©tudes Merics a dressĂ© un organigramme du contrĂ´le de l’information en Chine. (CrĂ©dit Merics)
Lorsque le régulateur des données aura reçu le feu vert, il pourrait devenir le seul organisme de surveillance chinois à s’occuper de questions telles que les données qui peuvent être exportées par les multinationales opérant en Chine et le type de données sur les consommateurs qui peuvent ou ne peuvent pas être collectées par les entreprises dans le pays. Au cours des deux dernières années, le gouvernement chinois a déjà pris des mesures sévères à l’encontre des multinationales en leur demandant de stocker les données des citoyens à l’intérieur de ses frontières. Le Wall Street Journal a également rapporté que l’agence de surveillance, qui devrait être très similaire au bureau anti-monopole de la Chine en termes de taille et de gestion, aurait le pouvoir d’enquêter sur la fraude aux données numériques, les cybercrimes et des questions telles que les vulnérabilités en matière de sécurité des données.  
Plusieurs autres pays, dont les États-Unis et l’Inde, travaillent à l’introduction de lois fédérales sur la confidentialité des données. En 2018, l’Union européenne a introduit de vastes réglementations en matière de confidentialité des données sous la forme de son règlement général sur la protection des données (RGPD), qui est devenu une sorte de modèle pour les nations du monde entier.  

Sécurité informatique

Lazarus exploite des failles pour infiltrer une banque sud-coréenne

Le groupe Lazarus, liĂ© Ă  la CorĂ©e du Nord, s’est infiltrĂ© dans l’entreprise concernĂ©e en mai 2022, puis en octobre, grâce Ă  la vulnĂ©rabilitĂ© “zero day” d’un logiciel de certificats.
Le groupe Lazarus a Ă©tĂ© repĂ©rĂ© en train d’exploiter des failles de sĂ©curitĂ© dans un logiciel pour accĂ©der Ă  une sociĂ©tĂ© financière sud-corĂ©enne Ă  deux reprises l’annĂ©e dernière. Le groupe liĂ© Ă  la CorĂ©e du Nord s’est infiltrĂ© dans l’entreprise concernĂ©e en mai 2022 et Ă  nouveau en octobre grâce Ă  la vulnĂ©rabilitĂ© zero day du mĂŞme logiciel, selon une note de la sociĂ©tĂ© Asec (AhnLab Security Emergency Response Center). Cette dernière a signalĂ© le logiciel en question Ă  l’Agence corĂ©enne pour l’Internet et la sĂ©curitĂ©, car la vulnĂ©rabilitĂ© n’a pas encore Ă©tĂ© entièrement vĂ©rifiĂ©e et aucun correctif n’a Ă©tĂ© publiĂ©. Le rapport ne mentionne donc pas le nom du logiciel concernĂ©.
Lors de l’infiltration en mai 2022, la sociĂ©tĂ© financière concernĂ©e utilisait une version vulnĂ©rable d’un programme de certificats couramment utilisĂ© par les institutions publiques et les universitĂ©s. Après l’incident, la sociĂ©tĂ© a mis Ă  jour tous ses logiciels avec les versions les plus rĂ©centes. Cependant, le groupe Lazarus a utilisĂ© la vulnĂ©rabilitĂ© zero day du mĂŞme logiciel pour rĂ©aliser son infiltration la seconde fois, a indiquĂ© l’Asec dans sa recherche.
Attaque Byovd
Pour dĂ©sactiver les produits de sĂ©curitĂ© sur les machines infectĂ©es et exploiter les modules vulnĂ©rables du noyau du logiciel, le groupe Lazarus a utilisĂ© la technique Byovd (Bring Your Own Vulnerable Driver). Dans les attaques Byovd, les cybercriminels se servent de pilotes lĂ©gitimement signĂ©s, mais vulnĂ©rables, pour effectuer des actions malveillantes sur les systèmes. L’attaquant peut utiliser les failles des drivers pour exĂ©cuter des actions malveillantes avec des privilèges au niveau du noyau. La brèche de type “zero day” exploitĂ©e par les auteurs de la menace concernait un logiciel de certificat couramment utilisĂ© en CorĂ©e. “Comme ces types de logiciels ne sont pas mis Ă  jour automatiquement, ils doivent ĂŞtre corrigĂ©s manuellement avec la dernière version ou supprimĂ©s s’ils ne sont pas utilisĂ©s”, explique l’Asec dans son Ă©tude.
Pour mieux dissimuler les activitĂ©s malveillantes, le groupe Lazarus a soit modifiĂ© les noms des fichiers avant de les supprimer, soit modifiĂ© les horodatages Ă  l’aide d’une technique anti-forensic, indique l’Asec dans sa recherche. L’attaque a abouti Ă  l’installation de plusieurs portes dĂ©robĂ©es dans les systèmes infectĂ©s, qui se sont connectĂ©es Ă  des serveurs de commande et de contrĂ´le Ă  distance et ont rĂ©cupĂ©rĂ© des binaires supplĂ©mentaires qui ont pu ĂŞtre exĂ©cutĂ©s. “Au lieu de prendre uniquement des mesures post-attaque, une surveillance continue est nĂ©cessaire pour Ă©viter les rĂ©cidives”, a dĂ©clarĂ© l’Asec dans son Ă©tude. 
Les activités de Lazarus pilotées par Pyongyang 
Le groupe Lazarus, actif depuis 2009, est un groupe de menace parrainĂ© par l’État nord-corĂ©en et attribuĂ© au Bureau gĂ©nĂ©ral de reconnaissance, l’agence de renseignement de la CorĂ©e du Nord. Parmi les attaques les plus notables du groupe, on peut citer celle de 2014 contre Sony Pictures Entertainment, au cours de laquelle le groupe a dĂ©ployĂ© un “wiper” pour supprimer des donnĂ©es sensibles de l’entreprise. En 2016, le groupe a volĂ© des millions de dollars Ă  la banque centrale du Bangladesh. Ces derniers temps, les cyberpirates ont Ă©galement ciblĂ© le secteur des crypto-monnaies. En dĂ©but de semaine, le FBI a confirmĂ© que le groupe Lazarus Ă©tait responsable du vol de la monnaie Harmony Horizon Bridge. Cette dernière avait signalĂ© le vol de 100 millions de dollars en monnaie virtuelle en juin 2022 
Le groupe, qui est suivi par plusieurs chercheurs en sĂ©curitĂ©, a mis Ă  jour plusieurs tactiques, techniques et procĂ©dures et introduit des charges utiles supplĂ©mentaires. Le mois dernier, une charge utile du tĂ©lĂ©chargeur Wslink nommĂ©e WinorDLL64 a Ă©tĂ© attribuĂ©e au groupe Lazarus par les chercheurs d’Eset. Cette charge utile peut ĂŞtre utilisĂ©e pour manipuler des fichiers, exĂ©cuter d’autres codes et obtenir de nombreuses informations sur le système sous-jacent qui peuvent ĂŞtre exploitĂ©es ultĂ©rieurement pour un mouvement latĂ©ral. Le groupe est Ă©galement connu pour avoir ciblĂ© plusieurs entreprises corĂ©ennes liĂ©es Ă  la dĂ©fense nationale, aux satellites, aux logiciels et Ă  la presse au cours des deux dernières annĂ©es, selon l’Asec. “Le groupe Lazarus Ă©tudie les vulnĂ©rabilitĂ©s de divers autres logiciels et modifie constamment ses TTP en changeant la façon dont il dĂ©sactive les produits de sĂ©curitĂ© et met en Ĺ“uvre des techniques anti-forensic pour interfĂ©rer ou retarder la dĂ©tection et l’analyse afin d’infiltrer les institutions et les entreprises corĂ©ennes”, indique le rapport de l’Asec.

Sécurité informatique

Un mode SASE pour le cloud hybride chez Fortinet

Via plusieurs hubs SD-WAN Fortinet, FortiSASE peut désormais relier les ressources SASE aux applications SD-WAN
Les fonctionnalitĂ©s ajoutĂ©es par Fortinet Ă©tendent la gamme d’outils de gestion et de sĂ©curitĂ© de son offre SASE (Secure Access Service Edge). Le fournisseur a Ă©largi son offre Secure Private Access qui relie les ressources SASE aux applications SD-WAN via un hub SD-WAN Fortinet situĂ© dans un point de prĂ©sence (PoP) proche. « L’idĂ©e est de prendre en charge des environnements hybrides plus vastes et de simplifier l’accès aux applications d’entreprise en tout lieu », a dĂ©clarĂ© Nirav Shah, vice-prĂ©sident des produits chez Fortinet. « Les clients peuvent Ă  prĂ©sent se connecter Ă  plusieurs hubs et assurer le pilotage des applications, le contrĂ´le de l’Ă©tat de santĂ© et la sĂ©curitĂ© sur l’ensemble de ces rĂ©seaux », a dĂ©clarĂ© M. Shah. 
La plateforme FortiSASE de Fortinet comprend un SD-WAN, une passerelle web sĂ©curisĂ©e (Secure Web Gateway, SWG), un pare-feu en tant que service (Firewall as a service, FWaaS), un courtier de sĂ©curitĂ© d’accès au cloud (Cloud access security broker, CASB) et un accès rĂ©seau Ă  confiance zĂ©ro (Zero Trust Network Access (ZTNA), le tout fonctionnant au-dessus de son système d’exploitation FortiOS. « L’idĂ©e maĂ®tresse de FortiSASE et de ces nouvelles fonctionnalitĂ©s, disponibles dès Ă  prĂ©sent, est de soutenir et de sĂ©curiser les utilisateurs distants, oĂą qu’ils se trouvent, en leur offrant une expĂ©rience aussi proche que possible de celle d’un bureau », a encore dĂ©clarĂ© M. Shah. Une autre fonctionnalitĂ© appelĂ©e Secure Internet Access permet aux clients d’attribuer leurs adresses IP aux ressources basĂ©es sur SASE. Jusqu’Ă  prĂ©sent, ces adresses Ă©taient attribuĂ©es automatiquement. « Il existe plusieurs cas d’usage possibles, comme les applications hĂ©ritĂ©es par exemple, pour lesquelles la manière dont l’utilisateur accède Ă  ces applications et le type d’accès qu’il leur accorde sont importants », a ajoutĂ© le vice-prĂ©sident des produits de Fortinet.
Plus de sécurité pour les apps SaaS 
Une autre fonctionnalitĂ© baptisĂ©e Secure SaaS Access amĂ©liore l’accès sĂ©curisĂ© aux applications SaaS dans les environnements d’accès partagĂ© ou multitenant. Elle permet aux utilisateurs multi-locataires de mieux contrĂ´ler l’accès Ă  des ressources spĂ©cifiques basĂ©es sur le cloud via le CASB (Cloud Access Security Broker) de Fortinet et grâce aux informations nouvellement ajoutĂ©es sur les locataires. Fortinet prend en charge les capacitĂ©s CASB dual-mode, en ligne et basĂ©es sur l’API. « Par exemple, Google et Google Cloud disposent de nombreuses sous-applications comme Google Drive Gmail, si bien que, quand le trafic arrive dans notre PoP SASE, en plus de la sĂ©curitĂ© et du contrĂ´le basĂ©s sur l’application, nous utilisons le CASB basĂ© sur l’URL. DĂ©sormais, nous utilisons Ă©galement un CASB basĂ© sur l’URL, dans lequel nous pouvons insĂ©rer l’en-tĂŞte HTTP avec les informations d’identification du locataire et leur fournir un accès spĂ©cifique Ă  certaines ressources », a expliquĂ© Nirav Shah.
Toutes ces fonctionnalitĂ©s devraient renforcer la position de Fortinet sur le marchĂ© en dĂ©veloppement des SASE intĂ©grĂ©s Ă  fournisseur unique, qui comprend Cisco, Cato, Palo Alto, Versa et VMware. « La demande de SASE Ă  fournisseur unique provient essentiellement des petites entreprises qui ne possèdent pas d’Ă©quipes de rĂ©seau et de sĂ©curitĂ© très cloisonnĂ©es et n’ont pas besoin de la meilleure solution pour toutes les capacitĂ©s, mais aussi des Ă©quipes d’architecture des grandes multinationales », a dĂ©clarĂ© Gartner dans un rĂ©cent rapport sur les offres SASE Ă  fournisseur unique.

Sécurité informatique

VMware réarchitecture Workspace One pour améliorer les performances

En modifiant l’architecture de Workspace One en se basant sur des microservices, VMware entend bien amĂ©liorer les performances de la solution de gestion des endpoint.
Petits changements pour Workspace One de VMware. La solution opère la gestion des endpoints qui fournit, gère et sĂ©curise l’accès de n’importe quel Ă©quipements aux applications d’entreprise hĂ©bergĂ©es dans le cloud ou dans un environnement distribuĂ© sur site. Cette suite hautement intĂ©grĂ©e comprend la gestion des pĂ©riphĂ©riques, l’authentification unique, le contrĂ´le d’accès Ă  distance, la sĂ©curitĂ© des terminaux, l’analyse, l’automatisation et la virtualisation.
La manière dont les collaborateurs utilisent et accèdent aux applications Ă  partir de plusieurs terminaux a incitĂ© le spĂ©cialiste de la virtualisation Ă  modifier Workspace One et les modalitĂ©s de fourniture de ses services. « Au cours de la dernière dĂ©cennie, le nombre de terminaux mobiles et de bureau gĂ©rĂ©s et sĂ©curisĂ©s par Workspace One a considĂ©rablement augmentĂ©. Alors que l’hĂ©tĂ©rogĂ©nĂ©itĂ© des terminaux s’est Ă©tendue horizontalement, leur nombre a Ă©galement augmentĂ© verticalement pour chacun de nos clients. C’est pourquoi, une architecture beaucoup plus puissante, capable de fonctionner Ă  grande Ă©chelle et de s’adapter Ă  la complexitĂ© croissante des terminaux Ă©tait nĂ©cessaire », a Ă©crit Naveen Pitchandi, directeur des produits pour la gestion unifiĂ©e des terminaux (UEM), dans un blog.
 Une architecture basée sur les microservices
Selon VMware, l’architecture basĂ©e sur les microservices Workspace ONE va multiplier par 10 les performances et l’Ă©volutivitĂ©. « La gestion des terminaux et le chargement des Ă©crans s’effectuent dĂ©sormais en une fraction de seconde, mĂŞme dans des environnements comptant des millions de terminaux », a dĂ©clarĂ© M. Pitchandi. De plus, grâce Ă  la conteneurisation, les modifications apportĂ©es Ă  un composant particulier n’ont d’incidence que sur ce composant, ce qui rĂ©duit les risques liĂ©s aux changements et permet de tester chaque cas d’usage isolĂ© de manière plus approfondie. « Il est Ă©galement plus facile d’identifier et de rĂ©soudre les problèmes », a encore dĂ©clarĂ© la firme.
La conteneurisation de Workspace One offre la possibilitĂ© de crĂ©er des fonctionnalitĂ©s supplĂ©mentaires sans dĂ©pendance importante vis-Ă -vis d’autres fonctionnalitĂ©s. « Elle rĂ©duit Ă©galement les dĂ©lais de build, accĂ©lère le dĂ©veloppement des fonctionnalitĂ©s et la correction des bogues », a aussi dĂ©clarĂ© VMware. La suite est « dĂ©sormais capable de connaĂ®tre l’Ă©tat souhaitĂ© terminal et, si elle voit qu’il s’Ă©loigne de cet Ă©tat, elle exĂ©cute rapidement la tâche nĂ©cessaire pour y remĂ©dier », a dĂ©clarĂ© Naveen Pitchandi. Cette charge de travail informatique peut ĂŞtre transfĂ©rĂ©e au client dans le cas des ordinateurs de bureau afin de fournir des remĂ©diations hors ligne Ă  faible latence quand c’est possible. « Elle peut ĂŞtre prise en charge par le serveur pour les terminaux lĂ©gers comme les mobiles », a dĂ©clarĂ© le dirigeant. « Cette Ă©volution ouvre des perspectives considĂ©rables en matière de sĂ©curitĂ©, de conformitĂ© des appareils et de rationalisation de la gestion des appareils », poursuit-il.
Des fonctionnalités supplémentaires
Parmi les autres fonctionnalités de Workspace One, on peut citer :
– Une autre version de Freestyle Orchestrator, la plateforme d’orchestration de workflow low-code pour les administrateurs de Workspace One, capable d’automatiser les tâches du système et l’Ă©tablissement de politiques.
– Le Workspace One Marketplace, qui fournit divers contenus prĂŞts Ă  l’emploi pour l’administrateur Workspace One, y compris des modèles, des scripts et d’autres ressources pour rĂ©pondre aux cas d’usage de la gestion des points d’extrĂ©mitĂ©, de l’expĂ©rience utilisateur et de la sĂ©curitĂ© de l’espace de travail. Les intĂ©grations Marketplace permettent aux entreprises de connecter des applications cloud tierces et proposent des offres prĂ©-packagĂ©es pour des cas d’usage comme l’onboarding et le offboarding, l’optimisation des licences et les workflows de quarantaine de sĂ©curitĂ©.
Les analystes ont dĂ©clarĂ© que ces fonctionnalitĂ©s rĂ©centes de Workspace One Ă©taient bienvenues et qu’elles reprĂ©sentaient un changement important pour une plateforme bien Ă©tablie. « Les changements rendront Workspace One plus facile et plus rapide Ă  dĂ©ployer, Ă  maintenir et Ă  utiliser », a dĂ©clarĂ© Phil Hochmuth, vice-prĂ©sident de la pratique Endpoint Management and Enterprise Mobility chez IDC. « Elles ouvrent Ă©galement Workspace One Ă  des scĂ©narios d’intĂ©gration de systèmes et d’automatisation plus larges avec des plateformes cloud axĂ©es sur la sĂ©curitĂ©, la gestion des services IT, l’analyse, et les suites et outils de productivitĂ©. VMware prĂ©cise que la prochaine architecture et les amĂ©liorations de performances seront dĂ©ployĂ©es au second semestre 2023.