CorrigĂ©e par Microsoft dans son patch tuesday de juillet dernier, une faille d’exĂ©cution de code distant affectant la solution collaborative et CMS Sharepoint est activement exploitĂ©e par des pirates. Ces derniers profitent Ă plein du dĂ©faut d’application des mises Ă jour correctives.
Des attaquants exploitent actuellement une vulnĂ©rabilitĂ© d’exĂ©cution de code Ă distance rĂ©cemment divulguĂ©e par Microsoft dans Sharepoint pour obtenir un accès initial aux rĂ©seaux d’entreprise. UtilisĂ©e aussi bien pour concevoir des intranets et de la gestion de contenus (CMS) que des espaces partagĂ©s et de travail collaboratif, cette solution est un Ă©lĂ©ment clef de l’Ă©cosystème Microsoft 365 avec Teams. La faille, identifiĂ©e en tant que CVE-2024-38094, avait fait l’objet d’un correctif dans le gros patch tuesday de juillet du fournisseur. Celle-ci avait Ă©tĂ© qualifiĂ©e d’importante et s’Ă©tait vu attribuĂ©e un score CVSS de 7.2. Si jusqu’Ă prĂ©sent elle n’avait pas vraiment fait parler d’elle, c’est dĂ©sormais le cas Ă©tant activement exploitĂ©e Ă des fins malveillantes.
La semaine dernière, la CISA – l’Anssi amĂ©ricaine – a donc logiquement ajoutĂ© la vulnĂ©rabilitĂ© CVE-2024-38094 au catalogue des vulnĂ©rabilitĂ©s exploitĂ©es connues, sans toutefois prĂ©ciser comment la faille Ă©tait prĂ©cisĂ©ment exploitĂ©e dans les attaques. Un rapport de Rapid7 publiĂ© la semaine dernière indique que les attaquants ont utilisĂ© cette CVE-2024-38094 pour obtenir un accès non autorisĂ© Ă un serveur SharePoint vulnĂ©rable et exĂ©cuter un webshell. Son enquĂŞte a rĂ©vĂ©lĂ© que des serveurs SharePoint ont Ă©tĂ© visĂ©s par un PoC d’exploit ayant Ă©tĂ© publiquement divulguĂ©.
Les services antivirus légitimes bloqués
Le vecteur d’attaque initial de cette faille est la compromission d’un compte de service Microsoft Exchange disposant de privilèges d’administrateur de domaine. Disposant de droits Ă©levĂ©s, l’attaquant a pu installer Horoung Antivirus et Impacket, une collection de scripts rĂ©seau open source. Plus prĂ©cisĂ©ment, le pirate a utilisĂ© un script batch (« hrsword install.bat ») pour installer Huorong Antivirus sur le système, configurer un service personnalisĂ© (« sysdiag »), exĂ©cuter le pilote (« sysdiag_win10.sys ») et lancer « HRSword.exe » Ă l’aide d’un script VBS. Cette configuration a provoquĂ© de nombreux conflits dans l’allocation des ressources, les pilotes chargĂ©s et les services actifs, ce qui a entraĂ®nĂ© le blocage des services antivirus lĂ©gitimes de l’entreprise. Lors de l’Ă©tape suivante, l’attaquant a utilisĂ© l’outil Mimikatz pour collecter des informations d’identification et le Fast Reverse Proxy (FRP) pour l’accès Ă distance Ă travers le pare-feu. Pour Ă©viter d’ĂŞtre dĂ©tectĂ©, Windows Defender a Ă©tĂ© dĂ©sactivĂ©, les journaux d’Ă©vĂ©nements ont Ă©tĂ© modifiĂ©s et les logs systèmes compromis manipulĂ©s. D’autres outils tels que everything.exe, Certify.exe et Kerbrute ont aussi Ă©tĂ© utilisĂ©s pour analyser le rĂ©seau et gĂ©nĂ©rer des certificats ADFS et affecter l’environnement Active Directory.
Pour protĂ©ger son entreprise contre les attaques basĂ©es sur les vulnĂ©rabilitĂ©s de SharePoint dont celle-ci, l’une des bonnes pratiques Ă suivre est de s’assurer que son environnement Microsoft 365 est bien mis Ă jour avec la dernière version poussĂ©e par l’Ă©diteur.
Reposant sur Google Gemini, Intelligent Assist greffé à la plateforme vDefend sera lancé au premier trimestre 2025 pour aider les équipes SOC à comprendre ce qui se cache derrière les alertes, annonce VMware la division logiciels de Broadcom.
Ne vous attendez pas Ă une rĂ©volution lorsque Broadcom, via VMware, lancera son outil de requĂŞtes AI pour la plateforme vDefend au dĂ©but de l’annĂ©e prochaine, explique un analyste IT. “Ils semblent faire des promesses pragmatiques”, a indiquĂ© Fernando Montenegro d’Omdia Ă propos de l’annonce faite mardi lors du VMware Explore Ă Barcelone (du 4 au 7 novembre), selon laquelle l’assistant IA, Intelligent Assist, sera disponible au premier trimestre 2025. Il est actuellement en phase d’essai bĂŞta avec des clients. “C’est bien qu’ils…
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La fonction controversĂ©e de rappel d’activitĂ©s de Microsoft pour les derniers PC Windows Copilot+ devait initialement ĂŞtre lancĂ©e en beta en juin avant d’ĂŞtre placĂ©e dans Windows Insider. Le retour Ă©tait alors prĂ©vu en octobre. L’Ă©diteur a annoncĂ© un Ă©nième report en dĂ©cembre.
Microsoft a de nouveau retardĂ© le dĂ©ploiement de sa fonction Windows Recall. Cette fonction controversĂ©e, qui prend rĂ©gulièrement des captures d’Ă©cran du bureau de l’utilisateur, devrait ĂŞtre lancĂ©e en preview en dĂ©cembre. Microsoft a dĂ©voilĂ© Recall en mai, et avait initialement l’intention de la proposer aux utilisateurs de Windows Insider en juin. Ces plans ont Ă©tĂ© suspendus car Microsoft a rĂ©pondu aux prĂ©occupations des experts en matière de sĂ©curitĂ© des donnĂ©es et de protection de la vie privĂ©e concernant Recall, et la nouvelle date de lancement a Ă©tĂ© fixĂ©e Ă octobre. Microsoft a indiquĂ© qu’elle avait de nouveau reportĂ© la sortie de Recall, car elle continue Ă travailler sur cette fonctionnalitĂ©.Â
« Nous nous engageons Ă offrir une expĂ©rience sĂ»re et fiable avec Recall », a dĂ©clarĂ© Brandon LeBlanc, chef de produit senior de Windows, dans une dĂ©claration faite Ă The Verge. « Afin de nous assurer que ces mises Ă jour importantes sont disponibles, nous prenons le temps d’affiner l’expĂ©rience avant de la proposer en avant-première aux utilisateurs de Windows Insider. « Initialement prĂ©vu pour le mois d’octobre, Recall sera disponible en avant-première pour les Windows Insiders sur les PC Copilot+ d’ici le mois de dĂ©cembre. »
DĂ©tricotage et retard Ă l’allumage
PrĂ©sentĂ© comme une « chronologie explorable du passĂ© de votre PC », Recall a suscitĂ© des critiques de la part d’experts en sĂ©curitĂ© et en protection de la vie privĂ©e, certains comparant cette fonctionnalitĂ© Ă un logiciel d’enregistrement de frappe. Lorsqu’il est activĂ©, Recall enregistre toutes les actions de l’utilisateur sur les PC Copilot+, en prenant des « instantanĂ©s » de l’Ă©cran Ă cinq secondes d’intervalle. Les utilisateurs peuvent ensuite rechercher une chronologie de toutes les interactions avec leur appareil, qu’il s’agisse d’une application, d’un site web, d’un document, d’une image ou de toute autre chose.
En septembre, Microsoft a prĂ©senté ses projets d’amĂ©lioration de la sĂ©curitĂ© et de la protection de la vie privĂ©e. Par exemple, l’option Recall est dĂ©sormais facultative, de sorte que les utilisateurs de PC Copilot+ doivent activer la fonction, faute de quoi elle n’enregistrera pas leur Ă©cran. L’authentification biomĂ©trique est Ă©galement requise via Windows Hello chaque fois qu’un utilisateur souhaite utiliser Recall, et le filtrage de contenu pour empĂŞcher l’enregistrement de donnĂ©es sensibles telles que les dĂ©tails de la carte de crĂ©dit est activĂ© par dĂ©faut. A force d’ĂŞtre dĂ©tricotĂ© de ses fonctions initiales et de subir des retards constants, on se demande si Microsoft tiendra vraiment sa promesse de sortir Recall du bois avant la fin de l’annĂ©e.
Le FortiDLP de Fortinet combine l’IA et la protection basĂ©e sur l’origine pour sĂ©curiser les donnĂ©es d’entreprise.
Fortinet Ă©tend ses capacitĂ©s de prĂ©vention des pertes de donnĂ©es (Data Loss Prevention, DLP) avec le lancement de produits FortiDLP alimentĂ©s par l’IA. FortiDLP s’appuie sur la technologie de Next DLP acquise en aoĂ»t dernier. La plateforme FortiDLP offre un suivi automatisĂ© des mouvements de donnĂ©es, une surveillance des applications cloud et des mĂ©canismes de protection des terminaux fonctionnant aussi bien en ligne que hors ligne. Le fournisseur propose dĂ©jĂ des capacitĂ©s DLP rĂ©seau dans son portefeuille, y compris des capacitĂ©s DLP rĂ©seau, intĂ©grĂ©es Ă FortiGate NGFW. L’entreprise a Ă©galement associĂ© des fonctionnalitĂ©s DLP Ă ses solutions FortiSASE, FortiProxy et FortiMail. « La nouveautĂ© avec FortiDLP, c’est que c’est la première solution DLP autonome pour les points de terminaison, et qu’elle s’inscrit dans une stratĂ©gie plus large visant Ă Ă©tendre et Ă amĂ©liorer l’ensemble de notre portefeuille de protection des donnĂ©es », a dĂ©clarĂ© Nirav Shah, vice-prĂ©sident des produits et des solutions chez Fortinet.
Une protection des données renforcée
L’architecture de FortiDLP comprend plusieurs composants techniques clĂ©s. Le système dĂ©ploie l’apprentissage machine au niveau des terminaux, ce qui permet une surveillance continue des donnĂ©es sans connectivitĂ© rĂ©seau permanente. La plateforme met en Ĺ“uvre une protection basĂ©e sur l’origine, en suivant le mouvement des donnĂ©es depuis les terminaux et les appareils mobiles non gĂ©rĂ©s jusqu’aux destinations externes, y compris les lecteurs USB, les imprimantes et les applications cloud. Des systèmes de classification automatisĂ©s pour l’identification des donnĂ©es et des mĂ©canismes d’application des politiques en temps rĂ©el font Ă©galement partie de la plateforme. Ces systèmes fonctionnent sur plusieurs canaux, y compris les dĂ©ploiements dans le cloud, les applications locales et les appareils gĂ©rĂ©s et non gĂ©rĂ©s. Une base de donnĂ©es personnalisable de plus de 500 modèles de donnĂ©es et de politiques prĂ©dĂ©finis simplifie et accĂ©lère le dĂ©ploiement et l’intĂ©gration de la prĂ©vention des pertes de donnĂ©es dans les environnements existants. « FortiDLP s’intègre Ă la Security Fabric de Fortinet et complète le service FortiGuard Data Loss Prevention (DLP) existant », a prĂ©cisĂ© M. Shah. « Les clients de Fortinet peuvent ainsi mettre en Ĺ“uvre des politiques d’identification des donnĂ©es cohĂ©rentes sur les terminaux, le rĂ©seau et le cloud. »
Identification des données sensibles
Le processus d’identification et de dĂ©termination des donnĂ©es Ă protĂ©ger est un dĂ©fi commun aux technologies DLP. FortiDLP classifie automatiquement les IP et les donnĂ©es sensibles au point d’accès, et il suit et contrĂ´le la sortie de ces donnĂ©es. La plateforme intègre un certain nombre d’approches pour accĂ©lĂ©rer l’intĂ©gration, notamment Secure Data Flow qui identifie les donnĂ©es sensibles au point d’origine et enregistre toutes les manipulations de donnĂ©es Ă partir de ce point. M. Shah explique qu’avec FortiDLP, il n’est pas nĂ©cessaire de passer par des processus prĂ©alables comme la dĂ©couverte, la classification et l’Ă©tiquetage des donnĂ©es, ou la crĂ©ation de politiques, avant la mise en service de la protection des donnĂ©es. « Ces activitĂ©s sont inhĂ©rentes aux solutions DLP existantes et entraĂ®nent des dĂ©lais de protection très longs, qui peuvent aller de plusieurs mois Ă plusieurs annĂ©es, avant qu’une protection efficace des donnĂ©es puisse ĂŞtre mise en place, ainsi que des coĂ»ts d’assistance continus considĂ©rables », a-t-il fait valoir. « FortiDLP est une solution cloud native/SaaS basĂ©e sur des agents, ce qui signifie qu’elle peut ĂŞtre activĂ©e en quelques minutes pour fournir une visibilitĂ© immĂ©diate sur les flux de donnĂ©es de l’entreprise et initier le rĂ©fĂ©rencement des donnĂ©es des utilisateurs. »
L’IA de FortiDLP
L’intelligence artificielle intervient Ă diffĂ©rents niveaux de FortiDLP. Le fournisseur assure des capacitĂ©s de protection contre l’IA fantĂ´me. Le système surveille et contrĂ´le les flux de donnĂ©es vers les plateformes d’IA publiques comme ChatGPT et Google Gemini, en mettant en Ĺ“uvre des restrictions basĂ©es sur des politiques tout en maintenant une flexibilitĂ© opĂ©rationnelle. L’idĂ©e de base est d’empĂŞcher la fuite de donnĂ©es propriĂ©taires vers des plateformes d’IA gĂ©nĂ©riques. L’IA est Ă©galement utilisĂ©e pour rendre plus efficace la dĂ©tection des risques potentiels liĂ©s aux donnĂ©es. M. Shah a prĂ©cisĂ© que l’apprentissage machine Ă©tait intĂ©grĂ© dans l’agent FortiDLP sous Windows, MacOS et Linux. Il Ă©tablit une base d’activitĂ© normale et dĂ©tecte les interactions nouvelles et anormales d’un employĂ© avec les donnĂ©es. De plus, dans FortiDLP, les modules de gestion des incidents et des cas utilisent FortiAI pour automatiser la crĂ©ation de rapports d’incidents basĂ©s sur l’observation d’activitĂ©s Ă haut risque. « Le système FortiAI contextualise aussi automatiquement l’activitĂ© des employĂ©s pour permettre Ă un analyste de dĂ©duire rapidement si l’activitĂ© est malveillante ou non en fonction des normes de l’entreprise et du groupe de rĂ©fĂ©rence », a ajoutĂ© M. Shah.
Le fournisseur de solutions rĂ©seau-as-a-service (NaaS) Alkira Ă©tend la sĂ©curitĂ© de sa plateforme aux politiques et Ă la posture de l’utilisateur afin d’offrir une approche zero trust.
La plateforme Network as-a-service (NaaS) d’Akira s’enrichit de capacitĂ©s d’accès zero trust (Zero Trust Network Access ou ZTNA). Le fournisseur propose un service SaaS pour l’infrastructure rĂ©seau Ă la demande. Son « backbone en tant que service » permet aux clients de connecter des succursales, des charges de travail dans le cloud et des applications Ă travers le fabric d’Alkira. La plateforme offre une visibilitĂ©, un contrĂ´le et une gouvernance sur le rĂ©seau, ainsi qu’une insertion dynamique de services, sur lesquels les entreprises peuvent s’appuyer pour intĂ©grer des services tiers, de pare-feux notamment, dans leur rĂ©seau.La capacitĂ© ZTNA Ă©tend les fonctionnalitĂ©s de sĂ©curitĂ© existantes d’Alkira afin d’assurer un contrĂ´le plus granulaire des utilisateurs prĂ©sents sur le rĂ©seau. Le concept de base du ZTNA consiste Ă faire en sorte que tous les accès soient authentifiĂ©s et qu’il n’y ait pas de confiance implicite, simplement parce qu’un utilisateur a accès Ă un rĂ©seau. « L’ajout du ZTNA sur le fabric sur lequel on fait dĂ©jĂ du ‘on prem-on prem’, du ‘cloud-cloud’, du ‘on prem-cloud’, de tout Ă Internet, etc., permet dĂ©sormais d’ajouter aussi des utilisateurs directement dans ce mĂŞme fabric », a expliquĂ© Manan Shah, vice-prĂ©sident senior des produits chez Alkira. « Un utilisateur peut se connecter directement Ă un point d’Ă©change dans le cloud et bĂ©nĂ©ficier du mĂŞme type de visibilitĂ©, de gouvernance et de contrĂ´le sur les ressources auxquelles il peut accĂ©der sur le rĂ©seau ».L’entreprise a Ă©tĂ© fondĂ©e en 2018 par d’anciens employĂ©s de Cisco, qui Ă©taient dĂ©jĂ Ă l’origine de la crĂ©ation de Viptella, un fournisseur de SD-WAN rachetĂ© par l’Ă©quipementier de San JosĂ©. En mai dernier, Alkira a levĂ© 100 millions de dollars lors d’un tour de table de SĂ©rie C.
Plusieurs autorités judiciaires ont mené une action coordonnée pour démanteler deux logiciels voleurs de données très populaires, Meta et Redline.
Un coup dur a été porté dans le domaine de la cybercriminalité avec l’opération Magnus menée conjointement par plusieurs pays (Belgique, Pays-Bas, Angleterre, Portugal, Australie, Etats-Unis…) et coordonnée par Eurojust contre des infostealers. Ces logiciels spécialisés dans le vol de données et en particulier des identifiants sont importants dans la chaîne de valeur de la cybercriminalité notamment pour les attaques par ransomware. Dans l’opération internationale, deux infostealers ont été démantelés : Meta et Redline. Elle a abouti à la fermeture de serveurs, l’extraction d’une base de données clients, l’inculpation d’un développeur et l’arrestation de deux autres personnes.
Redline a vu le jour au dĂ©but des annĂ©es 2020 en commençant par se diffuser dans le cadre de campagne sur le thème du Covid. Depuis, l’infostealer est devenu très populaire en ayant ciblĂ© des millions d’utilisateurs, selon Eurojust. Redline a Ă©tĂ© commercialisĂ© sur des forums cybercriminels en langue russe au prix de 150 dollars pour la version Lite, 200 dollars pour la version Pro et 100 dollars par mois sous forme d’abonnement, ce qui le rend accessible Ă un large Ă©ventail de cybercriminels. Il est capable notamment de voler des informations stockĂ©es dans les navigateurs, telles que les adresses Ă©lectroniques, les cookies d’authentification, les mots de passe, les cartes de crĂ©dit et d’autres donnĂ©es de formulaires remplis automatiquement, qui peuvent inclure des mots de passe, des mots de passe et d’autres informations. Le malware Meta est une version de Redline qui a fait ses premières armes en 2022 avec les mĂŞmes caractĂ©ristiques.
Des millions d’identifiants uniques récupérés
L’enquĂŞte a dĂ©butĂ© après que la filiale nĂ©erlandaise de l’éditeur Eset a contactĂ© la police au sujet de l’existence de serveurs Redline aux Pays-Bas. Les autoritĂ©s ont rĂ©ussi Ă prendre le contrĂ´le des serveurs et Ă obtenir des informations sur le fonctionnement de l’ensemble de l’infrastructure, composĂ©e de plus de 1 200 serveurs rĂ©partis dans le monde entier. Par ailleurs, une base de donnĂ©es de clients cybercriminels ayant achetĂ© Redline et Meta a Ă©galement Ă©tĂ© rĂ©cupĂ©rĂ©e et servira de base Ă la poursuite de l’enquĂŞte.
Le ministère amĂ©ricain de la Justice (DoJ) a annoncĂ© l’inculpation de Maxim Rudometov, l’un des dĂ©veloppeurs et administrateurs prĂ©sumĂ©s de Redline. Selon les enquĂŞteurs, il a Ă©tĂ© observĂ© en train d’accĂ©der rĂ©gulièrement Ă l’infrastructure Redline, ainsi qu’Ă divers comptes de crypto-actifs utilisĂ©s pour recevoir des paiements associĂ©s Ă l’infostealer.  Concernant les victimes, « grâce Ă diverses mesures d’enquĂŞte, les forces de l’ordre ont recueilli des donnĂ©es de connexion de victimes volĂ©es sur des ordinateurs infectĂ©s par Redline et Meta. Bien que le nombre exact n’ait pas Ă©tĂ© arrĂŞtĂ©, les agents ont identifiĂ© des millions d’identifiants uniques (noms d’utilisateur et mots de passe), d’adresses Ă©lectroniques, de comptes bancaires, d’adresses de crypto-actifs, de numĂ©ros de cartes de crĂ©dit, etc. », a dĂ©clarĂ© le DoJ. A noter qu’Eset a dĂ©veloppĂ© une analyse en ligne gratuite pour dĂ©terminer si un ordinateur a Ă©tĂ© infectĂ© par l’un de ces deux malwares. L’Ă©diteur propose Ă©galement des conseils supplĂ©mentaires en cas de dĂ©tection d’une infection.
L’Ă©diteur Securiti a prĂ©sentĂ© Gencore AI, un outil qui s’appuie sur les capacitĂ©s existantes de sĂ©curitĂ© et de conformitĂ© des donnĂ©es pour l’adapter Ă la protection et Ă la gouvernance de l’IA gĂ©nĂ©rative.
La sĂ©curitĂ© des systèmes d’IA gĂ©nĂ©ratives, des copilotes ou des agents IA monte en puissance. Pour rĂ©pondre Ă cette problĂ©matique, Securiti vient de lancer Gencore AI, un outil pour contrĂ´ler et sĂ©curiser les donnĂ©es de l’entreprise servant aux solutions crĂ©ant des modèles d’IA. « La connexion sĂ©curisĂ©e aux systèmes de donnĂ©es, avec la garantie que les contrĂ´les et la gouvernance sont respectĂ©s tout au long du pipeline d’IA, est le principal obstacle au dĂ©ploiement Ă grande Ă©chelle de systèmes d’IA gĂ©nĂ©rative dans les entreprises », a dĂ©clarĂ© Rehan Jalil, le CEO de Securiti.
« Constatant que la majoritĂ© des donnĂ©es d’entreprise sont des donnĂ©es non structurĂ©es, il est essentiel de gouverner et de contrĂ´ler ces actifs quand ces donnĂ©es sont exploitĂ©es pour alimenter l’IA », a-t-il expliquĂ©. « Par ailleurs, comme les technologies de Gencore AI sont propriĂ©taires, les entreprises peuvent se connecter en toute sĂ©curitĂ© Ă des centaines de systèmes de donnĂ©es tout en prĂ©servant les contrĂ´les et la gouvernance des donnĂ©es », a-t-il ajoutĂ©.
Des graphes de connaissances maison
En s’appuyant sur les contrĂ´les de sĂ©curitĂ© existants, Gencore AI de Securiti construit des systèmes d’IA alignĂ©s sur les politiques et les exigences règlementaires de l’entreprise pour protĂ©ger les donnĂ©es sensibles contre les attaques malveillantes. « Avec Gencore AI, les entreprises peuvent construire facilement et rapidement des systèmes d’IA sĂ©curisĂ©s de niveau entreprise », a fait valoir Rehan Jalil. « L’outil est alimentĂ© par un graphe de connaissances unique qui maintient des informations granulaires et contextuelles sur les donnĂ©es et les systèmes d’IA ». Le graphe de connaissances unique auquel fait rĂ©fĂ©rence le dirigeant s’appelle « Data Command Graph », ou graphe de commande des donnĂ©es.
« La fonction tire parti de la capacitĂ© de Securiti Ă dĂ©couvrir « les donnĂ©es sensibles et les systèmes d’IA Ă travers une sĂ©rie de cloud publics, des cloud de donnĂ©es, de cloud privĂ©s et d’applications SaaS, sur la base de centaines de classificateurs intĂ©grĂ©s et de plus de 400 connecteurs natifs. », a-t-il dĂ©taillĂ©. Apparemment, ce graphe fournira des informations granulaires jusqu’au niveau du fichier, de la colonne, de la ligne ou du CLOB (Character Large Objects), en prenant en charge des « milliards de nĹ“uds ». Cette fonctionnalitĂ© peut faciliter le traitement d’Ă©normes quantitĂ©s de donnĂ©es non structurĂ©es, en plus des donnĂ©es structurĂ©es, sur lesquelles les entreprises forment gĂ©nĂ©ralement leurs modèles intelligents.
Un pare-feu LLM avec des capacités contextuelles
Ă€ mesure que les entreprises dĂ©ploient des solutions GenAI Ă grande Ă©chelle, les pare-feux LLM deviennent extrĂŞmement pertinents en tant qu’outil de sĂ©curisation des interactions de l’IA, comme la dĂ©tection et le blocage des accès non autorisĂ©s aux donnĂ©es et des comportements anormaux. Il existe plusieurs fournisseurs de pare-feu LLM, notamment Open AI, Nvidia, Anthropic et Scale AI. Selon Securiti, par rapport aux offres existantes, le pare-feu LLM de Gencore AI comprend des fonctionnalitĂ©s supplĂ©mentaires, notamment des contrĂ´les alignĂ©s sur les recommandations de l’OWASP (Open Worldwide Application Security Project), des politiques de sĂ©curitĂ© prĂ©configurĂ©es pour l’IA et la prise en compte du contexte des donnĂ©es.
« Gencore AI protège automatiquement les informations sensibles et maintient la gouvernance des donnĂ©es de l’entreprise », a affirmĂ© Rehan Jalil. « Grâce Ă ses connaissances rĂ©glementaires intĂ©grĂ©es, Gencore AI garantit aussi la conformitĂ© des processus d’IA avec les rĂ©glementations pertinentes, comme l’IA Act europĂ©en et le cadre de gestion des risques liĂ©s Ă l’IA (AI RMF) du NIST amĂ©ricain. » GenCore AI de Securiti est dĂ©jĂ disponible sous forme d’abonnements divers, basĂ©s sur les fonctions.
Les membres du groupe Black Basta, Ă l’origine du ransomware du mĂŞme nom, se servent de Microsoft Teams pour engager la conversation avec ses victimes et les amener Ă tĂ©lĂ©charger des outils de surveillance Ă distance.
Avec le développement des outils collaboratifs en entreprise, les cybercriminels ont trouvé un moyen de dialoguer en direct avec des salariés et les pousser à les aider dans leurs attaques. C’est le cas du cybergang Black Basta, et de leur ransomware du même nom, qui a jeté son dévolu sur Microsoft Teams comme vecteur de ses méfaits. Le groupe cible des entreprises et administrations du monde entier. Pour y arriver, sa méthode consiste à bombarder ses victimes de spams pour ensuite se faire passer pour un service d’assistance informatique et accéder aux systèmes d’information de la cible.
Il semble que cette technique a Ă©tĂ© perfectionnĂ©e comme le montre les travaux des chercheurs en sĂ©curitĂ© de ReliaQuest. Ils ont dĂ©couvert que Black Basta se servait de Teams pour engager la conversation avec les victimes potentielles. LĂ encore, les attaquants se font passer pour des employĂ©s du service d’assistance. Selon le rapport, le contact est parfois Ă©tabli par le biais d’invitations Ă des discussions de groupe sur Teams.
Inciter les victimes à télécharger des outils de surveillance à distance
Dans ces discussions, les cybercriminels incitent les utilisateurs Ă cliquer sur des codes QR qui mènent Ă un site web frauduleux. Ces derniers sont adaptĂ©s Ă l’organisation ciblĂ©e et ne peuvent souvent ĂŞtre distinguĂ©s des sites d’entreprises authentiques qu’en vĂ©rifiant soigneusement le sous-domaine. Selon les chercheurs, l’objectif des attaquants est d’inciter les utilisateurs de Teams Ă tĂ©lĂ©charger des outils de monitoring et de gestion Ă distance (RMM) et d’accĂ©der Ă l’environnement cible.
Pour se protĂ©ger de ces attaques, ReliaQuest recommande plusieurs mesures. En premier lieu, les entreprises devraient dĂ©sactiver la communication avec les utilisateurs externes au sein de Teams. Si la communication avec des utilisateurs externes est nĂ©cessaire, certains domaines de confiance peuvent ĂŞtre mis sur liste blanche. Ensuite, la politique anti-spam dans les messageries doit ĂŞtre renforcĂ©e. Il faut par ailleurs s’assurer que la journalisation est activĂ©e pour Teams, en particulier pour l’Ă©vĂ©nement ChatCreated, afin de faciliter la dĂ©tection et l’investigation de ce type d’activitĂ©.
Le service managĂ© de dĂ©tection et de rĂ©ponse de NTT Data s’appuie sur la plate-forme Cortex XSIAM de Palo Alto et combine l’analyse de la sĂ©curitĂ© et le renseignement sur les menaces.
Grâce Ă ce partenariat avec Palo Alto Networks, le fournisseur mondial de services IT, NTT Data, peut offrir un service de sĂ©curitĂ© d’entreprise avec des capacitĂ©s de surveillance, de dĂ©tection et de rĂ©ponse aux menaces en continu. Plus prĂ©cisĂ©ment, le nouveau service MXDR (Managed Extended Detection Response) de NTT Data est basĂ© sur la plateforme Cortex Extended Security Intelligence and Automation (XSIAM) de Palo Alto. La plateforme de Palo Alto s’appuie sur l’IA et d’autres technologies pour fournir des capacitĂ©s d’orchestration, d’automatisation et de rĂ©ponse de sĂ©curitĂ©, de gestion de la surface d’attaque, d’analyse du comportement de l’entitĂ© utilisateur et de renseignement sur les menaces.
« Beaucoup d’entreprises s’appuient sur des systèmes de sĂ©curitĂ© fragmentĂ©s, ce qui rend plus difficile la dĂ©tection des menaces avancĂ©es, et la rĂ©action rapide », a dĂ©clarĂ© Sheetal Mehta, responsable mondiale de la cybersĂ©curitĂ© chez NTT Data, dans un communiquĂ©. « Le service MXDR de NTT Data offre une dĂ©tection et une rĂ©ponse aux incidents 24Ă—7, ainsi qu’une orchestration et une automatisation des renseignements sur les menaces basĂ©es sur l’IA », a-t-elle ajoutĂ©. Le service est soutenu par une Ă©quipe chargĂ©e de la sĂ©curitĂ© de l’IT, de chasseurs de menaces, d’experts en investigation numĂ©rique et de professionnels de la sĂ©curitĂ© certifiĂ©s.
NTT Data propose de nombreux services IT. Sur ce marchĂ©, le fournisseur est en concurrence avec des entreprises comme Accenture, Infosys, IBM et Tata. Pour ses offres de sĂ©curitĂ© d’entreprise, NTT Data a nouĂ© des partenariats avec Fortinet, Cisco, Microsoft et d’autres pour fournir des services de pare-feux, de sĂ©curitĂ© des points d’extrĂ©mitĂ© et de protection des applications dans le cloud. Son partenariat avec Palo Alto est ancien. NTT Data s’appuie dĂ©jĂ sur ce partenariat pour dĂ©livrer des services SASE (Secure Access Service Edge).
Les pays de l’Union europĂ©enne sont loin de s’entendre sur les rĂ©glementations concernant la prĂ©sence de portes dĂ©robĂ©es dans des services et applications chiffrĂ©s. Au milieu de cette cacophonie, les RSSI pourraient avoir bien du mal Ă s’adapter Ă cette nouvelle donne.
Souvent souhaitĂ© par les forces de police dans le cadre d’enquĂŞte, la mise en place de backdoor pour analyser des communications chiffrĂ©es fait l’objet de nombreuses discussions dans diffĂ©rents pays. C’est le cas notamment de l’Union europĂ©enne oĂą les dĂ©bats concentrent beaucoup l’attention. Les fournisseurs sont tout aussi prĂ©occupĂ©es par les efforts lĂ©gislatifs de l’Australie, susceptible d’ĂŞtre le premier pays Ă adopter pleinement ces backdoors. Le Canada, le Japon et d’autres pays envisagent…
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